Présentation
Saint-Martin-Rivière est un village de l’ancien Cambrésis, situé dans une plaine élevée, sur les bords de la Selle. Le nom même du village porte la mémoire de cette rivière : Sancti Martini rivus, le ruisseau de Saint-Martin. Rattachée au diocèse de Cambrai sous l’Ancien Régime, la commune relève aujourd’hui du département de l’Aisne et du canton de Guise.
Étymologie
Le toponyme associe le patronage de saint Martin à la proximité de la Selle. Melleville donne la forme latine Sancti Martini rivus. Matton relève Sanctus-Martinus-de-Riveria en 1170, puis Sanctus-Martinus-in-Ripparia en 1255, Saint-Martin-en-le-Rivière en 1280, Sainct-Martin-en-la-Rivière en 1550, Sainct-Martin-à-la-Rivière en 1568, et enfin Saint-Martin-Rivière en 1691. La graphie a évolué, mais le lien à la rivière n’a jamais quitté le nom.
Géographie
Le village s’étend sur la rive droite de la Selle, affluent de l’Escaut, à environ 60 kilomètres au nord de Laon et 45 kilomètres au nord-ouest de Vervins. Le relief, modérément vallonné, oscille entre 108 et 163 mètres d’altitude. Le paysage est celui d’une campagne ouverte, dominée par les terres arables et les prairies riveraines.
Histoire
Sous l’Ancien Régime, Saint-Martin-Rivière appartient au Cambrésis. Le village dépend du diocèse de Cambrai, de l’intendance d’Amiens, du bailliage et de l’élection de Guise. La seigneurie relève de Bohain, et le village ressortit pour partie à la châtellenie de Cambrai, pour le surplus au bailliage de Guise.
Les seigneurs de Tupigny comptent parmi les premiers seigneurs connus du lieu. Vers 1640, Thierry Parent, avocat, acquiert la seigneurie par son mariage avec Antoinette Martin. Une décennie plus tard, N. de Clouet, écuyer, lui succède. En dernier lieu, la seigneurie passe entre les mains de la famille Desvieux. Un fief distinct, le fief du Colombier, est attesté dès 1576 avec Bernard Reule.
Patrimoine
L’église paroissiale Saint-Martin a été construite dans la première moitié du XVIe siècle. Une sacristie lui est ajoutée au XVIIIe siècle. Très endommagée durant la Première Guerre mondiale, sa nef est rebâtie à partir de 1925 sur les plans de l’architecte Jules Deflandre.
Sources
- Melleville, Dictionnaire historique du département de l’Aisne, 1865, t. II
- Matton, Dictionnaire topographique du département de l’Aisne
- Inventaire général du patrimoine culturel, Hauts-de-France (IA00079565)
Pour aller plus loin
- Wassigny, chef-lieu de canton historique
Illustration photo Hektor