Présentation

Semousies est une commune du département du Nord, située dans l’arrondissement et le canton d’Avesnes-sur-Helpe. Le village se trouve en Avesnois, aux paysages de Thiérache, limitrophe de Dourlers et de Beugnies. La commune s’étend sur 308 hectares, à une altitude variant de 175 à 210 mètres. Ses habitants sont appelés les Semousiens.

Étymologie

Le nom est attesté sous la forme Semuzies au XIIe siècle dans le cartulaire de l’abbaye d’Hautmont, Semousies en 1180 dans la chronique de l’abbaye de Saint-Ghislain, Semouzies en 1186 chez Jacques de Guise, puis Simousies au XIVe siècle. Les formes ultérieures témoignent d’une grande instabilité graphique : Scemozies en 1591, Simulgies, Zimousies, Semousy.

Histoire

En 1180, Jacques d’Avesnes céda à l’abbaye de Saint-Ghislain une rente perpétuelle assise sur le village de Semousies. L’année suivante, la possession de son autel fut confirmée à l’abbaye d’Hautmont par le pape Lucius III. En 1186, Semousies formait une paroisse du décanat d’Avesnes. La cure était à la collation de l’abbaye d’Hautmont et Beugnies en constituait l’annexe, jusqu’au Concordat de 1802 qui lui substitua Floursies.

Le village faisait partie de la terre de Dourlers et comprenait un fief particulier, éclissé de cette seigneurie. Une famille portant le nom de Simousies le possédait au XIVe siècle. Il passa ensuite dans la maison d’Éclaibes, puis revint en 1591, par droit de bâtardise, à celle d’Aymeries, qui détenait alors le Sart de Dourlers.

En 1348, Semousies fut complètement dépeuplé par la peste qui sévit si cruellement en Hainaut. Le village resta longtemps abandonné : en 1469, il ne comptait encore que onze ménages.

En 1793, le village fut témoin de plusieurs combats entre Français et Autrichiens lors de la bataille de Wattignies. En 1815, Napoléon, précédé de la garde impériale, traversa le territoire de la commune en se rendant à son armée sur la frontière. Un chemin porte encore son nom.

Patrimoine

L’église paroissiale, dont une boiserie sous le clocher porte la date de 1672, a été reconstruite en 1902. Un édifice antérieur existait déjà, comme en témoignent la cloche de 1549, qui porte l’inscription « Je fut feicte l’an mil VCXLIX. Marie suis nommée. Ave Maria », et une pierre tombale de 1629 incrustée dans le mur sud.

La Cense ou Maison forte de Semousies, qui formait un fief particulier dépendant de la terre de Dourlers, et la Cense-à-Longe ne sont plus aujourd’hui que de simples exploitations rurales.

Illustration photo Chatsam