L’évangélisation de la Thiérache est une histoire de forêts, de rivières et de figures singulières qui, entre le VIIe et le XIIe siècle, ont transformé un pagus aux contours incertains en une terre constellée de monastères et de clairières.

Il y a des territoires que le christianisme a traversés comme une onde — rapide, superficielle, vite oubliée. La Thiérache n’est pas de ceux-là. Entre le VIIe et le XIIe siècle, la région a été labourée en profondeur par une succession de fondateurs, de recluses, de missionnaires et de bâtisseurs dont les noms habitent encore les pierres des villages : Aldegonde à Maubeuge, Ursmer à Eppe-Sauvage, Dodon à Moustier-en-Fagne, Hiltrude à Liessies. Ces saints ne sont pas des figures de manuel — ce sont des patrons de paroisses, des reliques encore vénérées, des fontaines où l’on prie encore parfois.

Raconter cette histoire exige pourtant une précaution constante. Les sources qui nous sont parvenues sont pour la plupart des vitae — récits édifiants composés des siècles après la mort de leurs héros, à des fins liturgiques et politiques autant que mémorielles. Si elles décrivent la sainteté de leurs sujets dans le langage de l’hagiographie, elles révèlent en creux les structures du pouvoir et les stratégies des grandes familles aristocratiques — ce qui relève, lui, de l’histoire. Les deux registres méritent d’être lus — mais pas confondus.

C’est donc avec cette double grille de lecture que cet article parcourt six siècles d’évangélisation : des premières missions irlandaises dans les forêts mérovingiennes jusqu’aux grandes fondations cisterciennes du XIIe siècle, en passant par les destructions normandes et les refondations ottoniennes. Un paysage construit lentement, couche après couche, dont le bocage actuel est l’héritier direct.

I. Avant les saints — le pays nervien et ses dieux

Lorsque les premiers moines irlandais s’enfoncent dans les forêts de Thiérache au VIIe siècle, ils ne pénètrent pas dans un vide spirituel. Ils arrivent dans un pays anciennement romanisé, dont les campagnes conservent les traces d’une vie religieuse multiforme — cultes indigènes hérités des Nerviens, divinités romaines importées, syncrétismes locaux où Teutatès côtoie Mars et où les sources, les carrefours et les bois ont leurs génies propres.

Les Nerviens, dont César vantait avec une admiration intéressée la farouche résistance, occupaient un vaste territoire allant du Cambrésis au Hainaut actuel. Leur capitale, Bagacum — la Bavay romaine — est l’un des nœuds routiers les plus importants du nord de la Gaule : sept voies romaines s’y croisent, dont celle qui traverse La Capelle vers la Champagne. Le forum de Bavay a livré les vestiges d’un temple lié au culte impérial — religion d’État davantage que ferveur populaire, mais témoignage d’une romanisation avancée des élites.

Dans les campagnes, la documentation est plus mince. Les nécropoles et les dépôts votifs signalent une pratique religieuse diffuse plutôt que de grands sanctuaires ruraux. La fontaine Saint-Éloi à Floursies illustre bien ce palimpseste : source vénérée à l’époque gauloise, transformée en sanctuaire à l’époque romaine, rebaptisée au nom d’un saint chrétien lorsque les missionnaires jugèrent plus prudent de christianiser le lieu que de l’effacer — méthode pastorale bien documentée ailleurs.

Quand le christianisme commence à s’implanter, c’est d’abord un phénomène urbain. Dès le IVe siècle, des évêques s’installent à Reims et à Cambrai ; l’édit de Constantin (313) ouvre la voie. Mais les campagnes de Thiérache restent largement à l’écart. À la fin de l’Empire, la nouvelle religion ne représente qu’une minorité de la population dans ces marges septentrionales de la Gaule, et la conversion de Clovis vers 496 — événement fondateur pour la royauté franque — ne change pas la réalité du terrain du jour au lendemain.

Une tradition hagiographique ancienne place pourtant une présence chrétienne bien antérieure aux grandes missions : celle de sainte Grimonie. Irlandaise de naissance, fille d’un chef païen qui voulait la marier de force, elle aurait fui jusqu’à Dutonum — nom gallo-romain de La Capelle — où ses poursuivants la décapitèrent à la fin du IIIe siècle. Sur sa tombe, les fidèles élevèrent un oratoire ; autour de l’oratoire, un bourg se forma. Jean-Paul Meuret y voit un mythe fondateur, non un fait historique. C’est bien ainsi qu’il faut le lire — mais un mythe qui dit quelque chose de réel : avant les moines, avant les abbayes, il y avait déjà des lieux de mémoire où l’on revenait.

Saint Brendan et ses frères prennent la mer — enluminure médiévale
Saint Brendan et ses frères prennent la mer

II. La première vague — les moines irlandais (VIIe siècle)

Le VIIe siècle est celui de la grande diaspora monastique irlandaise sur le continent. Depuis les abbayes d’Irlande et de Northumbrie, des moines partent vers l’est et le sud, portant une forme de christianisme austère — rigueur érémitique, scriptoria, pénitences codifiées — qui tranche avec la pratique romaine. Saint Colomban, parti de Bangor vers 590, fonde Luxeuil en Bourgogne et donne son nom à toute une tradition : le monachisme colombanien irrigue le nord de la Gaule pendant un siècle.

C’est dans ce sillage qu’Algise — Adalgis, Algis — s’enfonce dans la forêt de Thiérache. La tradition en fait un disciple de saint Fursy de Péronne, missionnaire irlandais établi dans le nord de la Gaule au milieu du VIIe siècle. La confusion avec Colomban lui-même, que l’on trouve dans d’anciennes versions de la légende, est une erreur à corriger : le successeur de Colomban à Luxeuil est Eustasius, non Algise. Ce dernier est un continuateur de l’esprit colombanien, pas un successeur institutionnel.

Algise s’installe avec quelques compagnons dans la forêt, fonde un petit établissement monastique autour duquel se développe le village qui porte encore son nom : Saint-Algis, dans l’Aisne. Les sources s’accordent sur sa mort le 2 juin 670. Ses reliques, conservées sur place, seront transférées vers 970 à l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache par l’abbé Forannan — lui-même irlandais, ce qui illustre la longévité de la tradition celtique dans la région.

L’église fortifiée de Saint-Algis, classée Monument historique, conserve le souvenir de l’ermite. Ses parties les plus anciennes remontent au XIIIe siècle ; le donjon massif en brique date du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Le bâtiment actuel n’a donc aucun lien matériel direct avec Algise — mais le lieu, lui, est continu.

Ce que les moines irlandais apportent en Thiérache, c’est moins une doctrine nouvelle qu’une méthode d’implantation : choisir un lieu retiré, défricher, bâtir, attirer des disciples. L’érémitisme devient rapidement cénobitisme — la cellule isolée devient communauté, la communauté devient abbaye, l’abbaye devient foyer de civilisation. C’est le schéma qui se répétera, avec des variantes, pendant deux siècles.

III. Les saints francs — aristocratie, pouvoir et fondations (VIIe-VIIIe siècle)

La seconde vague d’évangélisation est d’une nature profondément différente. Ce ne sont plus des moines errants venus d’Irlande, mais des membres de la haute aristocratie franque — hommes et femmes — qui établissent des monastères sur leurs terres familiales. La piété est réelle ; la politique ne l’est pas moins. Comme l’a montré Anne-Marie Helvétius, ces créations monastiques sont des instruments de pouvoir autant que des actes de dévotion : elles fixent le prestige d’une famille sur un territoire, assurent des prières perpétuelles pour les âmes des fondateurs, et constituent des réservoirs fonciers considérables.

Saint Vincent Madelgaire et sainte Waudru illustrent ce modèle à la perfection. Vincent — son nom de baptême est Madelgaire — naît vers 607 au château de Strépy dans le Hainaut. Vers 643, avec son épouse Waudru, il fonde l’abbaye d’Hautmont sur les bords de la Sambre. Vers 653, il se retire à Soignies, prend le nom de Vincent, et bâtit le monastère autour duquel la ville se développera. Il meurt le 14 juillet 677.

Waudru, née à Cousolre vers 612, établit à son tour un monastère sur une colline qui deviendra Mons. Elle en est la première abbesse et y meurt en 686 ou 688 ; son culte reste vivace à Mons, dont elle est la patronne.

Sainte Aldegonde, sœur de Waudru, née à Cousolre vers 630, crée vers 659 un cloître mixte au bord de la Sambre, à l’emplacement de la future Maubeuge. La vita d’Aldegonde, rédigée plusieurs siècles après sa mort, rapporte des prodiges — traversée miraculeuse de la Sambre, colombe déposant le voile de la consécration. Ces éléments appartiennent au répertoire hagiographique standard. Ce qui est historiquement attesté est déjà considérable : une communauté qui prospère comme chapitre noble jusqu’à la Révolution, un trésor exceptionnel conservé à Maubeuge — chasuble dont l’étoffe pourrait remonter au VIIe siècle, crosse du frère Hugo d’Oignies datant du premier tiers du XIIIe siècle, reliquaire de 1459.

Saint Humbert, né vers 625 à Mézières-sur-Oise, devient vers 652 le premier abbé de l’abbaye créée par Radobert sur les rives de l’Helpe Mineure. Il meurt vers 681. Sainte Hiltrude, recluse à Liessies dans une cellule attenante au monastère établi par son frère Guntard vers 751 ou 764, y meurt vers 785. En 1128, Agnès de Ribemont, épouse de Gossuin d’Avesnes, offre à l’abbaye une châsse de grande valeur pour ses reliques — témoignage des liens étroits entre la maison d’Avesnes et Liessies.

Abbaye de Lobbes — gravure A. De Peellaert Jobard
Abbaye de Lobbes. A. De Peellaert Jobard

IV. L’extension monastique — Ursmer, Dodon et le réseau de Lobbes (fin VIIe-VIIIe siècle)

Saint Landelin est la figure fondatrice du réseau de Lobbes. Brigand converti après une vision de l’enfer, il fonde l’abbaye de Lobbes (vers 654), établit celle d’Aulne (vers 656), crée le prieuré de Wallers — aujourd’hui Wallers-en-Fagne — et bâtit enfin l’abbaye de Crespin, dont il est le premier abbé jusqu’à sa mort en 686. À Lobbes, il résigne ses fonctions de son vivant et confie la communauté à Domitien, puis à Ursmer.

Saint Ursmer, né vers 644 à Fontenelle dans l’Aisne (canton de Vervins), à proximité de La Capelle, évangélise la Fagne et la Thiérache avant de devenir abbé de Lobbes en 691. Évêque missionnaire mandaté par le pape Serge Ier à la demande de Pépin de Herstal, il gouverne la communauté jusqu’à sa mort le 19 avril 713. La collégiale Saint-Ursmer de Lobbes, dont les parties essentielles remontent à l’époque carolingienne, figure parmi les plus anciens édifices religieux de Belgique. À Eppe-Sauvage, l’église fortifiée de 1593 placée sous son vocable conserve ses reliques.

Saint Dodon, nommé par Ursmer vers 697 à la tête du monastère de Wallers, se retire dans un ermitage à Moustier-en-Fagne où il meurt vers 750 ou 760. Le prieuré de Moustier, qui dépendait de Lobbes, perpétue son souvenir : sa châsse du XVIIe siècle y est toujours conservée, et les pèlerins l’invoquent pour la guérison des maux de reins.

V. L’abbaye comme outil d’aménagement du territoire

Ce sont les moines qui font reculer la forêt. Entre le VIIe et le XIIe siècle, les abbayes thiérachiennes — Lobbes, Maroilles, Liessies, Saint-Michel, Foigny, Bucilly, Thenailles, Clairfontaine, Val-Saint-Pierre — constituent autant de cellules d’aménagement du territoire. Leurs domaines s’étendent sur plusieurs milliers d’hectares. Autour des moulins, des forges, des pressoirs et des brasseries que les moines établissent, les villages se forment peu à peu.

Ce mouvement atteint son apogée au XIIe siècle avec les grandes fondations cisterciennes — Foigny en 1121, Clairfontaine peu après — dont la règle impose une implantation délibérément écartée des centres habités, dans les vallées humides propices au défrichement. Le bocage actuel — ce lacis de haies vives, de chemins creux et d’herbages qui caractérise la Thiérache — est l’héritier direct de cette colonisation monastique médiévale.

L’abbaye est aussi un foyer de culture et de mémoire. Les scriptoria de Lobbes et de Maroilles produisent des manuscrits ; les archives abbatiales conservent les chartes qui documentent le peuplement et l’organisation du territoire. Beaucoup ont disparu — les guerres, la Révolution, les incendies ont fait leur œuvre — mais les quelques cartulaires conservés restent nos meilleures fenêtres sur la Thiérache médiévale.

VI. Destructions et refondations — les IXe et Xe siècles

En 881, les Normands ravagent Liessies : les moines sont mis à mort ou réduits en esclavage, l’abbaye est pillée et brûlée. Les Hongrois, au Xe siècle, achèvent ce que les Normands avaient laissé debout. À la fin du Xe siècle, plusieurs abbayes ne sont plus que des ruines habitées par quelques chanoines sans règle.

La reprise vient de l’aristocratie locale. Vers 945 ou 946, Elbert de Ribemont et son épouse Hérésinde établissent un ermitage pour des moines écossais à Saint-Michel-en-Thiérache. L’année suivante, ils dotent Bucilly d’une communauté bénédictine. En 1095, Thierry d’Avesnes reconstruit Liessies et y introduit des bénédictins en remplacement des quatre chanoines qui s’y trouvaient encore. C’est à cette date de 1095, et non aux origines du VIIIe siècle, qu’il faut faire remonter l’abbaye de Liessies comme institution bénédictine stable.

La peregrinatio celtique ne s’éteint pas avec les premiers missionnaires irlandais. Vers 1205, Mechtilde d’Écosse vit en ermite à Lappion, dans l’Aisne, à quelques lieues de l’abbaye cistercienne de Foigny où son frère Alexandre a pris l’habit de convers. De Grimonie au IIIe siècle à Mechtilde au XIIIe, c’est près de mille ans de femmes venues des îles britanniques chercher dans les bois de Thiérache une solitude que leur patrie ne leur offrait pas.

Abbaye de Maroilles en 1598 — Albums de Croÿ
Abbaye de Maroilles en 1598. Albums de Croÿ

VII. La mémoire des saints aujourd’hui

Douze siècles après les premières fondations, la mémoire de ces saints n’est pas seulement archivistique. Elle est vivante, matérielle, parfois disputée.

À Maubeuge, le trésor de Sainte-Aldegonde conserve une chasuble dont l’étoffe pourrait dater des origines, une crosse du premier tiers du XIIIe siècle et un reliquaire de 1459.

À Maroilles, le « vacarme de Maroilles » du 29 juillet 1789 saccage l’abbatiale, le quartier de l’abbé et le cloître. De l’abbaye fondée par saint Humbert vers 652, ne subsistent aujourd’hui que le moulin, la grange dîmière, le logis des hôtes et la laiterie. L’église paroissiale, édifice distinct, a survécu — reconstruite entre 1729 et 1768, reconnaissable à sa tour surmontée de quatre pyramidions. Elle conserve le crâne du saint dans un reliquaire de cuivre doré du XIXe siècle et abrite l’orgue de l’abbaye, sauvé in extremis et installé en 1792. Le fromage affiné dans les caves monastiques depuis le Moyen Âge a depuis lors largement dépassé la légende de son fondateur.

À Moustier-en-Fagne, la châsse de saint Dodon du XVIIe siècle accueille toujours des pèlerins dans une chapelle nichée en pleine forêt. À Eppe-Sauvage, l’église fortifiée de 1593 placée sous le vocable de saint Ursmer conserve ses reliques.

À Lesquielles-Saint-Germain, les reliques de sainte Grimonie font encore l’objet d’une vénération active. En septembre 2019, une tentative de partage du fémur de la sainte entre la commune, La Capelle et le diocèse de Soissons tourna à l’incident diplomatique : le curé de La Capelle, muni de l’accord de l’évêque Renauld de Dinechin mais sans avoir prévenu la municipalité, se présenta à Lesquielles pour prélever une partie de la relique. La maire Francine Brusset et les habitants s’y opposèrent fermement. Douze siècles après le martyre présumé de Grimonie, son fémur fait toujours l’objet d’un bras de fer — ce qui dit mieux que n’importe quelle démonstration la vitalité d’un culte.

La toponymie hagiographique, enfin, est peut-être la trace la plus discrète et la plus permanente de cette évangélisation : Saint-Algis, Saint-Michel-en-Thiérache, Saint-Hilaire, Moustier, les chapelles forestières dédiées à Hiltrude à Trélon ou à Anor. Des noms qui dessinent sur la carte une géographie du sacré médiéval, toujours lisible pour qui sait regarder.

Prieuré de Moustier-en-Fagne — Thiérache
Le prieuré de Moustier-en-Fagne

Repères chronologiques

DateÉvénementContexte
Fin IIIe s.Martyre de sainte Grimonie à Dutonum (La Capelle) — tradition hagiographiqueEmpire romain tardif
313Édit de Constantin — christianisme toléré 
v. 496Conversion de ClovisDébut de la royauté franque
v. 643Madelgaire fonde Hautmont avec WaudruRègnes mérovingiens
v. 650Radobert et Humbert — abbaye de Maroilles 
v. 654Landelin fonde Lobbes 
v. 659Aldegonde fonde le monastère de Maubeuge 
2 juin 670Mort de saint Algise (Saint-Algis) 
v. 677Vincent Madelgaire † à Soignies 
v. 681Saint Humbert † à Maroilles 
30 janv. 684Sainte Aldegonde † à Maubeuge 
v. 686Landelin † à Crespin — Domitien lui succède à Lobbes 
v. 686-688Waudru † à Mons 
691-713Ursmer abbé de Lobbes — évêque missionnaireRègne de Pépin de Herstal
751 ou 764Fondation de Liessies par WibertAvènement carolingien (751)
v. 750-760Dodon † — ermitage à Moustier-en-Fagne 
v. 785Sainte Hiltrude † à LiessiesÉpoque carolingienne
881Normands ravagent Liessies 
v. 945-946Fondation de Saint-Michel-en-ThiéracheÉpoque ottonienne
946Dotation de Bucilly (bénédictines) 
v. 970Reliques d’Algise transférées à Saint-Michel 
1095Thierry d’Avesnes refonde Liessies1re Croisade
1121Fondation de l’abbaye cistercienne de Foigny 
1128Agnès de Ribemont — châsse d’Hiltrude à Liessies 
v. 1205Mechtilde d’Écosse, ermite à Lappion 

Sources et bibliographie

Sources primaires et hagiographiques

  • Vita sanctae Hiltrudis, milieu du XIe siècle (avant 1096), moine de l’abbaye de Waulsort.
  • Vita Vincentii Madelgarii Sonegiensis (vita prima), vers 1020. Analecta Bollandiana, t. 12, 1893, pp. 426-440. Éd. critique Brepols, 2010.
  • Vita Waldetrudis (sainte Waudru), rédigée plusieurs siècles après sa mort.
  • Vita de saint Humbert, première moitié du XIe siècle, abbaye de Maroilles.
  • Abbé Capelle, Sainte Hiltrude, pp. 25-26. Cité par Broez (1976).
  • Cartulaire de la Terre d’Avesnes, p. 217 (M.S.A.A., t. IX). Réconciliation de Gossuin d’Avesnes avec Liessies, 1111.

Sources secondaires académiques

  • Berlière, Ursmer, Monasticon Belge.
  • Broez, Annie, « Fouilles des substructions du donjon roman d’Avesnes-sur-Helpe : Premier bilan », Revue du Nord, t. 58, n° 228, 1976, pp. 87-112. (Source primaire consultée.)
  • Dierkens, Alain, Abbayes et chapitres entre Sambre et Meuse (VIIe-XIe siècles), 1985.
  • Dierkens, Alain, « Considérations sur la christianisation du Hainaut à l’époque mérovingienne », 1999.
  • Duvosquel, Jean-Marie, « La vita de saint Humbert, premier abbé de Maroilles », Le Moyen Age, n° 1, 1972, pp. 41-53.
  • Helvétius, Anne-Marie, Abbayes, évêques et laïques : une politique du pouvoir en Hainaut au Moyen Âge (VIIe-XIe siècle), Bruxelles, 1994.
  • Marchal, Edmond, La sculpture et les chefs-d’œuvre de l’orfèvrerie belges, Bruxelles, F. Hayez, 1895.
  • Peter, abbé Joseph, L’abbaye de Liessies en Hainaut depuis ses origines jusqu’après la réforme de Louis de Blois (764-1566), 1913.
  • Pietri, Charles, « Remarques sur la christianisation du Nord de la Gaule (IVe-VIe siècle) », Revue du Nord, t. LXVI, 1984, pp. 55-68. Republié dans Christiana respublica, École française de Rome, 1997.
  • Van der Straeten, J., « Landelin (Landolin) », Analecta Bollandiana, t. 73, 1955, pp. 66-97.

Sources patrimoniales et de référence

  • Base POP, ministère de la Culture : reliquaire de saint Humbert ; crosse d’Aldegonde (Hugo d’Oignies, premier tiers XIIIe s.).
  • Inventaire général du patrimoine culturel, notice C. Guillot, 2003 : église Saint-Humbert de Maroilles.
  • Classement MH : église Saint-Humbert de Maroilles, arrêté du 25 novembre 1969.
  • Diocèse de Tournai : séquence des abbés de Lobbes (Landelin 653-686, Domitien 686-691, Ursmer 691-711).
  • Nominis, Conférence des évêques de France : Bienheureuse Mechtilde, ermite à Lappion, fêtée le 12 avril.
  • La Croix : affaire du fémur de sainte Grimonie à Lesquielles-Saint-Germain, 10 septembre 2019.
  • Sainte Hiltrude de Liessies, sa vie, son culte, ses miracles, monographie 2023.