C’est César qui nous a baptisés. En 57 avant notre ère, il nomme Gallia Belgica le territoire des peuples qu’il juge les plus braves de toute la Gaule. Vingt siècles plus tard, en 1830, un État neuf reprend ce nom. Entre les deux, une géographie mouvante où presque toutes les armées d’Europe sont passées. Cet article ne raconte pas l’histoire de la Belgique — il regarde, depuis la Thiérache, comment la frontière est venue couper un territoire qui ne la demandait pas.

Une géographie à la source de l’histoire

La Thiérache et la Fagne forment un seul massif forestier. L’abbé Roland, dans son étude sur la Maison de Rumigny-Florennes, en donne la mesure : une vaste forêt séparée de celle de l’Ardenne par la Meuse, s’étendant vers les sources de la Sambre, et pénétrant dans les pays de Lomme et de Hainaut où elle rejoignait une autre région boisée, la Fagne. Ce continuum forestier ignore superbement la frontière actuelle. L’Oise elle-même prend sa source à Bourlers, en Belgique, et coule tranquillement vers la Manche sans devoir montrer un passeport.

Le réseau routier romain confirme cette unité. L’historien Félix Rousseau a montré que l’Ardenne, loin d’être une « forêt barrière », se trouvait au cœur d’un maillage de voies majeures : Bavai-Trèves par l’Entre-Sambre-et-Meuse, Reims-Cologne par Mouzon, Reims-Bavai par Vervins, Étréaupont et La Capelle. Bavay, capitale des Nerviens, était un nœud routier d’importance européenne — à cinquante kilomètres d’Avesnes. C’est sur la Sambre, à quelques dizaines de kilomètres de là, que César affronta les Nerviens en 57 av. J.-C. lors d’une bataille qu’il présente lui-même comme l’une des plus dures de la conquête. La province romaine de Belgica Secunda, créée par la réforme de Dioclétien à la fin du IIIe siècle, fit de Reims sa capitale — notre Thiérache était en plein cœur de cet espace administratif.

Voies romaines de la Gaule Belgique

Les voies romaines de la Gaule Belgique, reconstituées d’après l’Itinéraire d’Antonin et la Table de Peutinger. Bavai, capitale des Nerviens, se trouvait au croisement de sept routes majeures. Zoomez pour explorer le réseau. Source : Gallica / BnF.

Navigation : molette ou pincement pour zoomer, glisser pour se déplacer ; double-clic pour zoomer. Carte originale en domaine public.

Après Rome, le territoire se réorganise. Les pagi carolingiens — Lomme, Hainaut, Porcien, Laonnais — distribuent l’espace par bassins versants et par forêts. Les villas royales d’Attigny, de Theux, de Longlier montrent un pouvoir qui évolue entre Meuse et Aisne sans la moindre coupure nord-sud. La toponymie décrit cette unité ancienne : les noms de lieux en -acum — Signy, Aubigny, Bucilly — et en -court couvrent la Thiérache des deux côtés de la future frontière, témoignant d’une colonisation franque étalée sur plusieurs siècles.

Deux langues traversent ce territoire. Le français et le picard s’y côtoient depuis le Moyen Âge. À mesure que l’on progresse vers l’est, entre Chimay et Couvin, le picard se teinte progressivement de wallon — c’est la zone que le linguiste Louis Remacle a identifiée en 1967 sous le nom de wallo-picard, définie sur la base de trente-deux critères phonétiques et morphologiques. Chimay se situe à la limite occidentale de cette zone de transition ; Couvin est dedans. Le passage se fait village par village, sans rupture brutale. Quant au français parlé, l’accent belge existe, avec ses particularités — septante, nonante… — mais ce sont des nuances dans un continuum, pas une frontière.

L’Église catholique romaine demeure au sein de cette même communauté. Les mêmes saints, les mêmes édifices, les mêmes diocèses structurent le territoire de part et d’autre de la future frontière. Les paroisses de la Thiérache relèvent de Laon ou de Reims ; celles du Hainaut de Cambrai ; celles de Couvin et du pays de Liège de l’évêque de Liège. Ces juridictions ecclésiastiques, souvent plus anciennes que les seigneuries, tissent un réseau durable — les villages du canton de Signy-le-Petit resteront rattachés pour le spirituel au diocèse de Liège jusqu’au Concordat de 1801, bien après que les frontières politiques les auront séparés.

Le temps des seigneurs : Rumigny, Florennes, Chimay

À la fin du Xe siècle, un seigneur de Rumigny épouse la veuve d’un seigneur de Florennes et donne à ses deux beaux-fils le domaine de Florennes, dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. C’est le début d’une expansion qui fera de la Maison de Rumigny l’une des plus puissantes de Lotharingie.

La baronnie de Rumigny s’étend alors bien au-delà de ce que suggèrent les limites du canton actuel. Une charte de 1096 montre que son ressort atteignait au nord la châtellenie de Couvin, aujourd’hui en province de Namur. La seigneurie de Florennes, dans l’actuelle province de Namur elle aussi, devient le second pilier de la famille. Un seigneur de Rumigny est tout aussi puissant dans l’Entre-Sambre-et-Meuse que dans les Ardennes.

En 1096, Baudouin II de Hainaut vend la châtellenie de Couvin à l’évêque Otbert de Liège. La connexion avec Rumigny est géographique — l’acte borne le territoire de la châtellenie jusqu’à Rumigny — mais la transaction elle-même relève du Hainaut. L’épisode illustre bien l’enchevêtrement des pouvoirs dans cet espace : un même territoire peut dépendre d’un comte pour le temporel, d’un évêque pour le spirituel, et d’un baron voisin pour les réalités du terrain.

Le réseau se tisse encore au XIIe siècle. Nicolas II de Rumigny épouse une fille d’Alard II de Chimay, scellant l’alliance entre les deux maisons. À Chimay, sept seigneurs sont documentés entre 1007 et 1220 ; en 1218, Roger de Chimay délimite par charte ses droits respectifs avec l’évêque de Liège à Couvin — la tour, la chapelle, le grenier, l’écurie du château, tandis que le prévôt et le portier relèvent de l’évêque. De l’autre côté de la future frontière, l’avouerie des Potées — dix-sept villages entre Aubigny et Laval-Morency — dépend du chapitre de Reims. Un pied dans le royaume de France, un pied dans l’Empire : voilà le quotidien de ce territoire.

À Boussu-en-Fagne, un Walter de Boussu apparaît comme premier prévôt héréditaire de Couvin, peut-être issu de la Maison de Rumigny-Florennes. À Oignies-en-Thiérache, à Vierves-sur-Viroin, à Treignes, d’autres branches et d’autres fidélités prolongent le même réseau. Ce monde féodal ne connaît pas la frontière qui viendra le couper quatre siècles plus tard. Un chevalier de Rumigny pouvait traverser son propre domaine de Signy-le-Petit à Florennes sans quitter le réseau de ses alliés et de ses vassaux.

Château de la Cour des Prés à Rumigny

l’actuel Château de la Cour des Prés à Rumigny est une maison forte du XVIe siècle, situé à l’emplacement du cœur historique de de la Maison de Rumigny. Crédit photo Havang(nl)

Le grand basculement : Bourgogne et Habsbourg

Au XIVe siècle, les grands ensembles territoriaux changent de mains. Le comté de Hainaut passe aux Bavière en 1345, puis aux ducs de Bourgogne lorsque Philippe le Bon en prend le contrôle en 1433. Pour la première fois, la Thiérache française et la Thiérache hainuyère se retrouvent dans des orbites politiques différentes.

Mais ce n’est pas encore une frontière. C’est une suzeraineté. Avesnes, Chimay, Beaumont restent dans le même comté de Hainaut. Le quotidien des populations ne change pas : les mêmes foires, les mêmes paroisses, les mêmes chemins forestiers. Les Croÿ règnent sur Chimay et Beaumont ; Charles Quint lui-même vient deux fois à Beaumont, où la Tour Salamandre, donjon du XIe siècle bâti par la comtesse Richilde, domine encore la ville.

Le vrai tournant vient en 1549. La Pragmatique Sanction de Charles Quint constitue les Dix-Sept Provinces des Pays-Bas en un bloc indivisible, distinct du Saint-Empire comme du royaume de France. Le Hainaut, le Namurois, la principauté de Liège se trouvent désormais arrimés à cet ensemble. De l’autre côté, le Laonnois et le Vermandois restent dans le giron français. Pour la première fois, une ligne institutionnelle sépare des territoires qui, sur le terrain, n’ont jamais cessé de vivre ensemble.

Sous Philippe II d’Espagne, les tensions religieuses aggravent la fracture. La Pacification de Gand en 1576, puis la scission de 1579 entre les provinces du nord (calvinistes) et celles du sud (catholiques) reconfigurent l’espace des Pays-Bas. Les provinces méridionales — dont le Hainaut, Namur, et les territoires du futur État belge — restent sous domination espagnole. La Thiérache française se retrouve de l’autre côté d’une ligne administrative de plus en plus nette.

Plan de perspective de la ville fortifiée de Cimacum (Chimay) vers 1580.

Plan de perspective de la ville fortifiée de Cimacum (Chimay) vers 1580.

Le siècle des malheurs : la frontière par le fer

De 1521 à 1659, les guerres franco-habsbourgeoises transforment la Thiérache en champ de bataille permanent. Les armées passent et repassent — françaises, espagnoles, impériales, lorraines — sans que les populations puissent distinguer le « libérateur » du pillard. La frontière ne se dessine pas sur une carte dans un cabinet ministériel. Elle se trace au fer, village par village, saison par saison.

La Gazette de France, fondée par Renaudot en 1631, documente ces ravages avec une précision lapidaire. En 1637, les troupes françaises assiègent Chimay ; Hagemans rapporte que plusieurs villages furent réduits en cendres — Forges entre autres. En mai 1640, les Français cantonnent à Momignies trois jours durant avant de marcher sur Chimay. La même année, près de Salles, pillent les chariots du gouverneur espagnol de la ville. Les sièges d’Avesnes, de Landrecies, du Cateau se succèdent. Jean de Luxembourg, seigneur de Ligny, au service des Anglo-Bourguignons, avait déjà ravagé la région un siècle plus tôt en s’emparant dès 1425 de l’ensemble des places fortes établies aux bords de l’Oise, d’est en ouest. Toutes les armées d’Europe sont passées par ici.

Face à l’absurdité de la situation, les populations locales inventent leurs propres accommodements. Fumay et Revin, bourgs enclavés entre Charlemont et la « vieille France », obtiennent de leurs seigneurs des lettres de neutralité qui leur permettent de commercer avec les deux camps. Accommodement fragile : en 1675, Louis XIV, après s’être emparé de Dinant et de Limbourg, fait occuper les deux bourgs par la garnison de Charleroi.

Le traité de Nimègue, en 1679, commence à tracer la frontière actuelle. L’intendant Faultrier se rend à Beaumont, à Chimay, puis à Fumay et à Revin, où les habitants prêtent serment de fidélité au roi de France. Beaumont et Chimay seront rendues par la suite ; Fumay et Revin restent françaises. Mais la prise de possession ne fait pas l’unanimité : l’Espagne proteste, l’électeur de Trêves proteste au nom de ses droits sur l’abbaye de Prüm. La frontière est imposée.

À Rocroi, en 1643, le duc d’Enghien avait brisé les tercios espagnols à quinze kilomètres de l’actuelle frontière belge. La bataille perdue par l’Empire annonça la fin de la domination espagnole sur les Pays-Bas méridionaux, et avec elle, le début d’un nouveau partage du territoire.

Le Hainaut français et ses voisins, vers 1720

Le Hainaut français et ses voisins, vers 1720. Après le traité d’Utrecht (1713), la frontière se stabilise. Zoomez pour explorer les enclaves entre Avesnes, Chimay et le pays de Liège. Source : Gallica / BnF.

Navigation : molette ou pincement pour zoomer, glisser pour se déplacer ; double-clic pour zoomer. Carte originale en domaine public.

Recompositions : des Habsbourg d’Autriche à la Révolution

Le traité d’Utrecht, en 1713, transfère les Pays-Bas méridionaux à l’Autriche. La frontière, cette fois, se stabilise. Mais sur le terrain, les communautés de part et d’autre continuent de partager forêts, foires et paroisses. La juridiction ecclésiastique, plus conservatrice que la politique, maintient des liens que les traités ont coupés : les villages du canton de Signy-le-Petit, devenus français depuis des décennies, relèvent toujours de l’évêque de Liège pour le spirituel.

La Révolution française balaie ces arrangements séculaires. En 1793, les armées révolutionnaires annexent les Pays-Bas autrichiens et les principautés ecclésiastiques. Le pays de Couvin et le duché de Bouillon sont réunis à la France. En 1795, l’ensemble est réparti en neuf départements. L’unité administrative est rétablie — à la française.

Des localités aujourd’hui belges se retrouvent dans le département des Ardennes. La baronnie de Hamal — fief liégeois regroupant Oignies-en-Thiérache, Vierves-sur-Viroin, Treignes et Le Mesnil — est rattachée au canton de Fumay par arrêté du 3 juin 1793. Les neuf localités de la châtellenie de Couvin — Couvin, Pétigny, Nismes, Frasnes, Boussu-en-Fagne, Pesche, Dailly, Aublain et Gonrieux — entrent elles aussi dans l’administration départementale. Auvillers-les-Forges, sur le versant français, devient même brièvement chef-lieu de canton, avec un ressort qui englobe Antheny, Champlin, Estrebay et plusieurs autres communes frontalières. Pendant vingt ans, la frontière disparaît. Les mêmes lois, les mêmes tribunaux, le même calendrier révolutionnaire s’appliquent de Fourmies à Chimay.

Sous Napoléon, une relative prospérité s’installe. Mais l’opposition religieuse couve : la population catholique de ces campagnes accepte mal la République issue de la Révolution, ses fêtes décadaires et ses prêtres assermentés. Le Concordat de 1801 apaise ces tensions — et met fin, au passage, au rattachement ecclésiastique de Signy-le-Petit à Liège. Un fil de plus qui se coupe.

Le gâteau des rois

Intitulée Le gâteau des rois, cette eau-forte satirique est une œuvre anonyme réalisée en 1815. Tirée au Congrès de Vienne, elle fut éditée à Paris par Choizeau en juin même. L’œuvre dénonce avec un humour mordant le redécoupage géopolitique de l’Europe orchestré par les grandes puissances coalisées après la première chute de Napoléon Ier. Aujourd’hui conservée notamment au Musée Carnavalet, cette gravure est un témoignage puissant du cynisme des tractations diplomatiques de l’époque.

La coupure : Vienne, Orange, 1830

Waterloo, 18 juin 1815. La chute de Napoléon redistribue les cartes de l’Europe. Le congrès de Vienne crée le Royaume-Uni des Pays-Bas, qui réunit sous la couronne de Guillaume Ier d’Orange, les anciennes Provinces-Unies et les anciens Pays-Bas autrichiens. La ligne de démarcation tranche dans le vif : Oignies, Le Mesnil, Treignes, Vierves — qui étaient dans le département des Ardennes depuis 1793 — passent en province de Namur. Chimay, Beaumont, Momignies se retrouvent en Hainaut. Des villages qui avaient été français pendant vingt ans sont annexés par la volonté des vainqueurs.

Le Royaume-Uni des Pays-Bas est un mariage forcé. Le nord est protestant, commerçant, tourné vers la mer ; le sud est catholique et francophone, attaché à ses traditions. Les différences culturelles et linguistiques nourrissent un ressentiment croissant. L’opposition monte dans les villes du sud.

En 1830, la révolution éclate. Les villes s’insurgent. Le drapeau brabançon — noir, jaune, rouge — monte sur les hôtels de ville. Le 4 octobre, le gouvernement provisoire proclame l’indépendance. Dès le 4 novembre, les cinq grandes puissances — Autriche, France, Prusse, Royaume-Uni, Russie, se réunissent en conférence à Londres pour régler le sort du jeune État. Le 20 décembre, elles reconnaissent l’indépendance de la Belgique ; le 20 janvier 1831, elles proclament sa neutralité perpétuelle. Un plan français de partage du territoire entre ses voisins est écarté. Le Congrès national belge choisit d’abord le duc de Nemours, fils de Louis-Philippe, comme roi — mais le roi des Français décline, pour ne pas froisser l’Angleterre. Le choix se porte alors sur Léopold de Saxe-Cobourg, prince d’origine allemande naturalisé britannique, élu le 4 juin et inauguré le 21 juillet 1831.

Guillaume Ier des Pays-Bas ne se résigne pas. Le 2 août, il lance la campagne des Dix-Jours pour reprendre la Belgique par les armes. L’intervention de l’armée française et la menace de la flotte britannique le contraignent à se retirer. Il faudra encore huit ans de négociations à Londres — et le traité des XXIV articles, signé le 19 avril 1839, pour que les Pays-Bas reconnaissent officiellement les nouvelles frontières.

La frontière, cette fois, est définitive. Elle coupe en deux l’ancien comté de Hainaut, sépare Chimay de Rumigny, Couvin de Rocroi, Beaumont d’Avesnes. La Belgique de 1830 et la France de Louis-Philippe deviennent deux États distincts, de part et d’autre d’une ligne que personne, localement, n’avait demandée.

Mais ce qu’une frontière sépare sur la carte, la géographie et la mémoire continuent de le relier. Le continuum forestier Thiérache-Fagne n’a pas bougé. Le réseau routier hérité de Rome structure toujours les échanges. La mémoire seigneuriale — Rumigny, Florennes, Chimay — survit dans les noms de lieux et dans les pierres des églises. Les racines catholiques romaines restent communes : mêmes saints, mêmes fêtes, mêmes clochers. Et le continuum linguistique — du picard de Fourmies au wallo-picard de Chimay et de Couvin — n’a jamais été interrompu par la douane, même si l’accent change en douceur à mesure qu’on s’éloigne.

L’histoire de ce territoire ne s’arrête pas en 1830. Il y aura la révolution industrielle, les deux guerres mondiales, la construction européenne, le parc national de l’Entre-Sambre-et-Meuse… Mais cela, c’est une autre histoire.

Olivier Laffitte


Sources primaires

  • – César, De bello Gallico, livre I
  • – Roland (abbé C.-G.), Histoire généalogique de la Maison de Rumigny-Florennes, ASAN t. XIX-XX, 1891-1893
  • – Hagemans (G.), Histoire du pays de Chimay, Devroye, Bruxelles, 1866
  • – Bormans (S.), Cartulaire de la commune de Couvin, Commission royale d’histoire, Bruxelles, 1875
  • – Gazette de France (Renaudot), années 1635-1650

Sources secondaires

  • – Rousseau (Félix), « Les Carolingiens et l’Ardenne », communication à la Classe des Lettres, Académie royale de Belgique
  • – Lusse (Jackie), « Les toponymes en -acum et en -court dans le nord du diocèse de Reims », Revue internationale d’onomastique
  • – Remacle (Louis), « La différenciation dialectale en Belgique romane avant 1600 », Revue belge de philologie et d’histoire, t. 38/3, 1960 ; et Classification des dialectes wallons, 1967
  • – Sorre (Maximilien), « La Thiérache : étude géographique », Bulletin de la Société de Géographie de Lille, 1927

Sources patrimoniales

  • – Meyrac (Albert), Géographie illustrée des Ardennes, Éditions du Bastion, 1900
  • – Dom Noël, Le canton de Signy-le-Petit, Matot-Braine, 1881
  • – Engelaere (Olivier), conférence « Le picard en Thiérache et Avesnois », Médiathèque Antoon Krings, Fourmies, 30 mai 2026
  • – Gravure de Cimacum (Chimay) extraite du Volume 3 de Civitates Orbis Terrarum, publié par Georg Braun (édité entre 1572 et 1617)

Illustration photo: borne frontière de 1780 entre La Flamengrie (France) et Honnelles (Belgique). Pierre bleue sculptée aux armes du Royaume de France et de l’Empire d’Autriche. Crédit photo : projet Interreg « Bornes Frontières 1780 ».