Présentation

Sainte-Geneviève est un village de l’ancienne Thiérache, situé sur la rive droite de la Serre, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Vervins. Mentionnée dès 1113, la paroisse relevait du diocèse de Laon et du canton de Rozoy-sur-Serre. Son église conserve un chœur gothique du XIIIe siècle remarquable par la qualité de ses chapiteaux sculptés.

Étymologie

Le toponyme est un hagiotoponyme dédié à sainte Geneviève de Paris, patronne de la paroisse. Melleville relève la forme Sancta Genovefa dès 1113. Matton donne Sancta-Genovefa ante Rosetum en 1250 dans le cartulaire de l’abbaye de Signy — la mention « ante Rosetum » situant le village par rapport à Rozoy-sur-Serre. Suivent Sainte-Genneviève en 1405, Sainte-Geneviefve en 1406 et Sainte-Geneviève-lez-Rozoy en 1714.

Géographie

Le territoire communal s’étend sur la rive droite de la Serre, entre 126 et 211 mètres d’altitude. Le paysage, typiquement thiérachien, mêle terres labourables et prairies riveraines dans un relief vallonné.

Histoire

Sous l’Ancien Régime, le village dépend de l’intendance de Soissons, du bailliage, de l’élection et du diocèse de Laon. La seigneurie est partagée : une moitié relève de Rozoy-sur-Serre, l’autre de Montcornet.

Les seigneurs connus de la moitié relevant de Rozoy forment une longue séquence : Guyart en 1344, Jean d’Ogny en 1493, Robert de Bossu, seigneur de Lierval, vers 1530, puis un membre de la famille d’Escannevolle, capitaine de Rozoy. En 1608, la seigneurie passe à Laurent d’Hallenoncourt, dont l’épouse est Judith de la Rivière. Vers 1630, Madeleine de Hédouville, dame de Sainte-Geneviève, épouse Charles de Garges, seigneur d’Hartennes. Le domaine est finalement acquis en 1723 par Marie-Renée de Timbrune de Valence.

Patrimoine

L’église Sainte-Geneviève est un édifice modeste à vaisseau unique. La nef, plafonnée, est percée de baies en plein cintre et surmontée d’un clocher de charpente couvert d’ardoises, daté du XVIIIe siècle. Un arc triomphal en plein cintre ouvre sur un chœur gothique dont les chapiteaux à crochets, d’une belle qualité d’exécution, permettent de dater la construction du deuxième tiers du XIIIe siècle. La Sauvegarde de l’Art Français a subventionné la restauration du clocher en 1997 et la couverture du chœur et de la nef en 1998.

Sources

  • Melleville, Dictionnaire historique du département de l’Aisne, 1865, t. I
  • Matton, Dictionnaire topographique du département de l’Aisne
  • Sauvegarde de l’Art Français (subventions 1997-1998)

Pour aller plus loin

Illustration photo Havang(nl)