Présentation

Rejet-de-Beaulieu est une commune du département du Nord, située dans l’arrondissement de Cambrai et le canton du Cateau-Cambrésis. Ce village de l’Avesnois se trouve sur les bords du canal de la Sambre à l’Oise, aux confins du Cambrésis et de la Thiérache, à mi-chemin entre le Cateau et le Nouvion en Thiérache.

La commune s’étend sur 635 hectares, à une altitude variant de 134 à 158 mètres. Ses habitants sont appelés les Rejetois.

Étymologie

Le toponyme « Rejet-de-Beaulieu » associe le terme rejet, qui désigne en ancien français un essart ou un hameau issu d’un défrichement, au lieu-dit Beaulieu (« beau lieu »), toponyme fréquent dans la région pour désigner un site agréable ou fertile. Le village tire donc son nom de sa nature d’habitat secondaire, né à proximité d’un lieu-dit plus ancien.

Histoire

Rejet-de-Beaulieu est une commune de création récente. L’habitat primitif du secteur était constitué par le hameau de Gourgouche (ou Gourgouge), aujourd’hui disparu, qui dépendait pour l’essentiel d’un important domaine relevant de l’abbaye de Fesmy, dans l’Aisne. Ce domaine fut incendié en 1793, lors des guerres révolutionnaires, par les troupes autrichiennes.

La commune elle-même fut érigée par une loi du 23 juin 1896, à partir d’un territoire détaché de Catillon-sur-Sambre. Elle résulte de la réunion de quatre hameaux : Rejet-de-Beaulieu proprement dit, La Laurette, Le Petit-Cambrésis et La Louvière.

Le village fut occupé par les troupes allemandes fin août 1914 et resta à l’arrière du front pendant toute la durée de la guerre. Le 4 novembre 1918, lors de la bataille de la Sambre, l’offensive britannique sur le canal de la Sambre à l’Oise libéra le secteur au prix de violents combats. L’église, l’école et de nombreuses maisons furent détruites. Un cimetière militaire du Commonwealth (Rejet-de-Beaulieu Communal Cemetery) conserve 53 sépultures de soldats tombés lors de ces combats d’octobre-novembre 1918 : 50 Britanniques et 3 Australiens.

En mai 1940, des tirailleurs marocains opposèrent une résistance acharnée dans le secteur. La commune conserve également la mémoire de Clément Debremme, résistant FTP arrêté à Lille et exécuté par la Gestapo le 4 mars 1944 au fort de Breendonck, en Belgique.

Héraldique

Les armes de la commune se blasonnent : de sinople à une tour d’argent, chargé sur la pointe d’un huchet d’or.

Illustration photo Hektor