Présentation
Voharies, petit village de l’ancienne Thiérache sur la rive gauche du Vilpion, doit sa naissance à une ferme médiévale et ne s’est séparé de la paroisse de Rougeries qu’à la Révolution.
Étymologie
Selon Melleville, Voharies est une déformation de Boharies par changement du B en V, remontant à Boharius, nom de la ferme médiévale à l’origine du village. Les formes attestées par les chartes montrent cependant déjà un W ou un V dès le XIIe siècle : Molendinum de Waheris (1144, cartulaire de l’abbaye de Thenailles), Vaheries (1168, cartulaire de l’abbaye de Saint-Michel), Wauhary (XVe s.), Waharis (1411), Vaulxharis (1606), Vaulhary (1618), Vaulxharry (1650), Vauharys (1656), Vohary (1661), Vauhary (1685), Vauxharis (1745).
Géographie
Le village est situé sur la rive gauche du Vilpion, à 28 km au nord de Laon et 8 km au sud-ouest de Vervins ; son territoire couvre 3,32 km², entre 87 et 156 mètres d’altitude.
Histoire
Voharies doit sa naissance à une ferme construite sur son emplacement au cours du Moyen Âge, dite Boharius. Le hameau dépendait autrefois de la paroisse de Rougeries, dont il n’a été séparé qu’à la Révolution. Autrefois, la seigneurie de Voharies était vassale du fief de la Tombelle de Marle.
La seigneurie est attestée dès 1231 avec Guichard, chevalier de Voharies. En 1460, Guillaume de Fay, cinquième enfant de Jean de Fay, seigneur de Puisieux, reçoit Voharies. En 1555, Raoul de Fay d’Athies est seigneur à la fois de Voharies et de Rougeries.
Devenue commune indépendante au début de la Révolution, la municipalité est désignée en 1793 sous le nom de Rougerie-et-Vohary, puis simplement Vohary, avant d’adopter en 1801 son nom actuel de Voharies. Les registres paroissiaux et d’état civil, conservés à partir de 1696, couvrent sans interruption la période jusqu’en 1905. Sur le plan administratif, la commune relevait du canton de Sains, devenu Sains-Richaumont en 1883, avant son rattachement au canton de Marle en 2015.
Sources
Melleville, Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l’Aisne (1865) ; Matton, Dictionnaire topographique de l’Aisne.
Illustration photo René Hourdry