Présentation

Grougis est un village de l’ancienne Thiérache, mentionné dès 1110 sous la forme Zerelziae. Possession de l’abbaye de Vermand de 1275 à la Révolution, il offre un beau point de vue sur les collines de Thiérache. La commune fut desservie par une ligne de chemin de fer à voie métrique de 1900 à 1951.

Étymologie

Selon Marie-Thérèse Morlet, Grougis s’explique par une forme Geroldiacas (sous-entendu terras) — le domaine de Gerold, nom d’homme germanique (Gamillscheg R.G. I-59), dont la forme ancienne est Gairwald (Förstemann I-585).

Histoire

De Vermand à la Révolution

En 1410, le chapitre de Saint-Quentin permit aux moines de Liessies de défricher le terroir de Grougis, moyennant redevance. Le village passa ensuite aux seigneurs de Marteville. En 1275, Simon de Marteville le vendit à l’abbaye de Vermand, qui le conserva jusqu’à la Révolution. La ferme de Morchavenne, dépendance de Grougis, avait été acquise en 1156 par l’abbaye de Bohéries.

La ligne de chemin de fer (1900–1951)

De 1900 à 1951, Grougis possède une gare sur la ligne à voie métrique Guise–Le Catelet. Elle assurait le transport du courrier, des marchandises, des betteraves et des voyageurs vers Guise et Bohain. Le département de l’Aisne décide son déclassement le 1er janvier 1951 — la gare est aujourd’hui transformée en habitation.

Patrimoine

L’église romane a été reconstruite en 1830. Le village offre un beau panorama sur les collines de Thiérache.