Floyon – 59219

Présentation

Floyon est un village de l’Avesnois, l’une des communes les plus vallonnées du Nord (près de 80 mètres de dénivelé), traversé par le ruisseau de Chevireuil. Village-frontière doté d’un château fort aux XIVe–XVe siècles, il est la patrie de tradition de saint Ursmer et fut la première municipalité républicaine de la région en 1789. Son patron est saint Martin.

Étymologie

Les formes médiévales suggèrent un nom lié aux sources ou fontaines du territoire, en lien avec le ruisseau de Chevireuil qui traverse la commune.

Géographie

Floyon est traversé par le ruisseau de Chevireuil (attesté avec un moulin dès 1246) qui rejoint l’Helpe Mineure, et par plusieurs autres ruisseaux. La commune est au cœur du Parc naturel régional de l’Avesnois.

Histoire

Saint Ursmer et le hameau de Fontenelle

Le hameau de Fontenelle, autrefois rattaché à Floyon (séparation en 1111), est traditionnellement présenté comme le lieu de naissance de saint Ursmer (vers 644), moine, abbé puis évêque régionnaire qui joua un rôle essentiel dans l’évangélisation du Hainaut. L’église Saint-Ursmer de Dompierre-sur-Helpe lui est dédiée. Ses biens furent donnés à l’abbaye de Lobbes, puis acquis par l’abbaye de Liessies en 1143.

Poste frontière et charte d’affranchissement (1292)

Floyon joua un rôle de poste frontière avec un château fort important aux XIVe–XVe siècles. En 1292, ses habitants reçoivent une charte d’affranchissement. Le château — mentionné en 1502 comme « Thour et Chasteau » — est dévasté sous Louis XIV, remplacé par une maison de campagne, puis détruit à la Révolution.

Première municipalité républicaine (16 août 1789)

Le 16 août 1789, Floyon devient la première municipalité républicaine de la région, sous l’impulsion du médecin Jacques-Joseph Lebon, figure locale du mouvement révolutionnaire.

Le bombardier LéO 45 abattu (17 mai 1940)

Le 17 mai 1940, un bombardier français de type LéO 45, en mission de harcèlement sur une colonne allemande, est abattu par un Messerschmitt et heurte la rive d’un ruisseau. Les quatre hommes d’équipage sont tués : le sergent-chef pilote Hervé Bougault (Rennes), le sous-lieutenant Arsène Rigourd (Saint-Onen-la-Chapelle), le sergent radio Jacques Halma et l’adjudant-chef canonnier Paul Fourneau. Inhumés provisoirement sur place, ils sont transférés au cimetière communal en novembre. Le village est libéré le 1er septembre 1944 par une division blindée américaine.

Patrimoine

Église Saint-Martin (1573)

L’église Saint-Martin, datée de 1573, est une église fortifiée de l’Avesnois avec un clocher flanqué d’une tour à meurtrières, des murs épais et un porche Renaissance. Elle abrite des reliques de saint Ursmer.

Les Pierres Gemelles

Au hameau du Retiau, deux blocs calcaires dits Pierres Gemelles sont considérés comme d’origine druidique — vestige probable d’un espace cultuel préhistorique dans ce territoire vallonné.

Les moulins

Floyon conserve le souvenir de plusieurs moulins : moulin de Chevireuil (1246), moulin de Sartaille (1632) et moulin à vent du Plouis (avant 1626) — témoins de l’économie hydraulique ancienne.

Sources historiques

« Floyon joue un rôle de poste frontière avec un château fort important durant le XIVe et le XVe siècle. Ses habitants reçoivent d’ailleurs une charte d’affranchissement en 1292. » — Wikipedia, Floyon

Pour aller plus loin

  • Wikipedia — Floyon
  • Terascia.com — Floyon
  • Parc naturel régional de l’Avesnois