Présentation

Saint-Hilaire-sur-Helpe est une commune du département du Nord, située dans l’arrondissement et le canton d’Avesnes-sur-Helpe. Le village se trouve en Avesnois, sur les bords de l’Helpe Majeure, entre Avesnes et Maroilles. Il est traversé par la voie romaine de Bavai à Reims.

Étymologie

Le nom apparaît sous la forme Sanctus Hilarius en 1140 dans le cartulaire de l’abbaye de Liessies, puis Saint Hilier en 1186, Sanctus Hylarius en 1349 dans le pouillé du diocèse de Cambrai, et Saint Illier en 1643 dans un acte féodal de la pairie d’Avesnes. On relève aussi les formes dialectales Saint Islieg et Saint Yslieg. Le toponyme renvoie à saint Hilaire, évêque de Poitiers (IVe siècle).

Histoire

Le territoire de Saint-Hilaire-sur-Helpe conserve des traces d’une occupation romaine ancienne. Dans l’angle formé par la chaussée de Bavai à Reims et l’Helpe Majeure se trouvait la station de Fissiacum. En 1824, un cultivateur mit au jour un pavé de quatre mètres carrés en pierres de taille, sous lequel gisaient des fragments de tuile romaine mêlés de charbons et de cendre.

Au commencement du VIIe siècle, Etton, Irlandais que l’on croit frère de saint Algis et de saint Étoque, tous disciples de saint Fursy, vint en France, alla visiter le tombeau des apôtres à Rome, puis se retira à Fissault, près d’Avesnes, hameau de Saint-Hilaire. Il y construisit un monastère et y mourut le 8 juillet 654. L’église conserve un tableau provenant de la chapelle de Fisseau, portant l’inscription : « Fissiacum vidit morientem Ettonem, Domum Petrum corpus possidet, 654. » La donation du monastère à l’abbaye de Liessies fut confirmée en 1162 par Nicolas de Chièvres, évêque de Cambrai.

Saint-Hilaire-sur-Helpe doit vraisemblablement son origine à la ruine de Fisseau, au IXe ou Xe siècle. En 1186, il formait une paroisse du décanat d’Avesnes.

Au Moyen Âge, la commune comptait trois bâtiments fortifiés. Près du pont, dans la prairie dite « Pâture de la Tour », s’élevait une tour déjà en ruines au XVIIIe siècle, démolie vers 1812. Au pied du plateau, la cense de la Mote, citée en 1288, dont seuls les fossés d’enceinte sont encore visibles. Enfin, la maison forte de Tostpensée, nommée plus tard Coutant, mentionnée dans des actes de 1288 à 1608, dont il ne reste qu’une petite tour ronde surmontée d’un toit conique, attenante à un château construit en 1715 par l’ingénieur de la Combe.

La terre de Saint-Hilaire appartenait en 1316 à Jean, dit Villain, chevalier et bailli du Hainaut. Ce même Jean Villain fut tué l’année suivante par les habitants de Malines, ce qui indigna si fortement le comte de Flandre que les échevins de cette ville durent envoyer des députés pour négocier la paix.

Au milieu du bois de la Croisette, l’Ermitage servait d’asile dès le XIe siècle à des religieux détachés du prieuré de Dompierre. Plus tard, des ermites s’y installèrent, dont l’un tenait une école pour les enfants des environs. La chapelle de Saint-Etton fut démolie en 1794.

La route d’Avesnes à Landrecies ne fut construite que de 1720 à 1730. Auparavant, le grand chemin passait près du Château-Gaillard, dépendance de Saint-Hilaire, et se dirigeait sur Maroilles par Marbaix.

Personnalité liée à la commune

Le bénédictin Dom Bevy, né à Saint-Hilaire le 4 novembre 1738, fut historiographe du roi Louis XV pour la province du Hainaut. Il découvrit en 1777, à Quartes, le socle de la quatrième borne milliaire de la chaussée romaine de Bavai à Reims.

Patrimoine

L’église date du XVe siècle. Elle conserve un tableau provenant de la chapelle de Fisseau, qui commémore la mort de saint Etton en 654. Au hameau du Grand-Fissault subsistent une maison datée de 1534 et un moulin de 1556. La tour ronde de l’ancienne maison forte de Tostpensée, coiffée de son toit conique, jouxte le château de 1715.