Présentation

Le Favril est un ancien village du Hainaut, attesté dès 1131, dont le nom évoque une activité métallurgique ancienne — une forge. Lié à l’abbaye de Maroilles depuis le XIIe siècle, il obtint en 1174 l’une des plus anciennes chartes communales du Hainaut, octroyée par Jacques d’Avesnes. Son patron est saint Nicolas.

Étymologie

Le nom du Favril dériverait du latin fabrica — la forge — évoquant une activité métallurgique ancienne sur le site.

Histoire

L’abbaye de Maroilles et l’église (1131)

En 1131, l’évêque de Cambrai confirma à l’abbaye de Maroilles la possession de l’église et de deux manses au Favril. Cette confirmation fut renouvelée par le pape Grégoire IX en 1237.

La charte communale de 1174 — Jacques d’Avesnes

En 1174, Jacques d’Avesnes octroya au Favril une charte communale — l’une des plus anciennes du Hainaut, après celles de Prisches (1158) et Trélon (1162). En 1330, Le Favril et Landrecies furent réunis en un seul fief dépendant du comte de Hainaut, tout en conservant leurs coutumes et libertés.

Un village exposé aux guerres de Landrecies

La proximité de Landrecies, place forte stratégique, exposa Le Favril à plusieurs conflits. En 1794, il fut occupé par l’armée autrichienne. En 1814–1815, Russes et Prussiens y cantonnèrent. De 1816 à 1818, un détachement d’occupation y séjourna encore.

Patrimoine

Église Saint-Nicolas

La nef de l’église Saint-Nicolas date de 1672. Le clocher actuel, remarquable par sa forme à bulbe, fut reconstruit en 1897 par l’architecte Roussel de Cambrai. L’église conserve un maître-autel du XVIIIe siècle inscrit aux Monuments historiques, ainsi que des statues anciennes de saint Nicolas et saint Pierre, classées MH.

Chapelle du Bon-Dieu-de-Giblot (1694)

Une chapelle du Bon-Dieu-de-Giblot, datée de 1694, témoigne de la dévotion locale. Un moulin à eau du XVIIIe siècle complète le patrimoine du village.