Présentation

Lépron-les-Vallées, l’un des plus petits villages de la Thiérache ardennaise, occupe le centre de trois vallées — celles de Thin-le-Moutier, de Signy-l’Abbaye et d’Aubigny-les-Pothées — entouré par la forêt du Hailly et par la forêt domaniale de Signy-l’Abbaye.

Géographie

Les maisons du bourg sont bâties en pierre calcaire blanche locale. Le territoire, l’un des plus exigus du canton, reste largement cerné de massifs forestiers.

Histoire

Un village des Potées

Lépron-les-Vallées compte parmi les dix-sept villages de l’avouerie des Potées, placés sous la protection du chapitre de la cathédrale de Reims. Dès 1215, l’avoué de Rumigny y perçoit, comme dans les autres villages des Potées, douze deniers blancs et une poule ou un chapon par famille.

Une même origine que Vaux-Villaine

Vaux, Villaine et Lépron, localités par ailleurs fort anciennes, ne formaient autrefois qu’un seul village. Meyrac juge en 1900 Lépron-les-Vallées « de formation toute récente » au regard de ce passé commun — de fait, la commune n’est érigée qu’en 1871, aux dépens de celle de Vaux-Villaine.

1643 : le fourragement des troupes de Guiche

Lors de la campagne de Rocroi, en 1643, quatre régiments du maréchal de Guiche stationnèrent huit jours entiers à Lépron, dont ils fourragèrent le territoire — selon un écrit de Philippe Ravyneau, conseiller du roi et président en l’élection de Reims, passé par-devant Gobert Deuil, notaire royal à Aubigny.

Patrimoine

Église Saint-Éloi

La baie géminée du chevet suggère que le chœur, et peut-être le flanc nord de la nef, pourraient dater du XVIe siècle ; le reste de la nef, à en juger par son portail, aurait été élevé un peu plus tard, dans la seconde moitié du même siècle. Un projet de fortification de l’édifice par une tourelle vit le jour en 1595, sans qu’on sache s’il fut mené à bien. La sacristie, adossée au flanc nord du chœur, fut construite en 1856.

Sources historiques

Albert Meyrac, Géographie illustrée des Ardennes, 1900, p. 497-498 — J. Roland, Annales de la Société archéologique de Namur, 1891 (avouerie des Potées) — écrit de Philippe Ravyneau, notarié par Gobert Deuil, notaire royal à Aubigny, 1643 — Inventaire général du patrimoine culturel, région Grand Est, dossier IA08001596 — Wikipédia.

Illustration photo Havang(nl)