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    Des éoliennes en Thiérache: Vous avez dit, «c’est du vent» ?
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             Ecrit par terascia le Tuesday 17 January à 09 h 17
              Contribution de terascia





    Des éoliennes en Thiérache
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    Vous avez dit, «c’est du vent» ?

    De tout temps, l’homme a recherché les moyens de se libérer des tâches les plus rudes, de se faire aider dans les travaux harassants. En mer, la voile devint rapidemenent le compagnon des rameurs. Sur terre, il utilisa tout d’abord l’eau, et l’énergie que représentaient les chutes des rivières, puis vint l’utilisation de l’air. Les premiers à utiliser le moulin à vent furent certainement les Perses, au VII° siècle. En Europe, c’est plus particulièrement en Grèce et aux Pays-Bas, au XI° et XII° siècle, qu’apparurent les premiers moulins à vent. La forme générale du moulin, celle des ailes, reste à peu près identique, dans des contrées différentes, s’adaptant seulement aux conditions et matériaux rencontrés localement.


    Hollande
    Crète
    Portugal
    Grèce

    A une époque moyen-âgeuse, où les seigneurs avaient décidé de taxer les moulins installés sur les cours d’eau, l’apparition du moulin à vent permit d’éviter cet impôt. Les premiers moulins ressemblaient à ceux de Daudet, ou de la chanson du meunier qui dort : une solide tour ronde sur laquelle on fixait une échelle, ou deux, ou quatre, sur lesquelles on plaçait une toile, dans laquelle le vent s’engoufrait, ce qui faisait tourner l’axe de l’hélice, puis tout le mécanisme intérieur du moulin. Mais encore fallait-il que le vent souffla... dans la bonne direction. Pour éviter les désagrément de la mauvaise orientation du vent, on imagina alors que le toit de la tour pourra pivoter, afin de placer l’axe de l’hélice dans la bonne direction. Le moulin-pivot apparaît ensuite comme un défi technique considérable : tout le bâtiment est suspendu sur un axe central et peut s’orienter vers la direction du vent. On inventa alors une struture pivotante, autour d’un axe vertical, qui permettait à la toiture de pivoter. Sauf peut-être en Russie, dans l’île de Kidji, où c’est la totalité du moulin qui pivote autour de cet axe, placé à la base, sous le corps du moulin. Notre guide nous dit alors que ce travail extrêmement pénible, qui consistait à faire pivoter le moulin pour l’orienter convenablement face au vent, demandait 8 moujics, ou 3 femmes russes en colère ! De plus, le mécanisme des pales, et de leur débrayage est monstrueux ! Vers 1845, les meuniers en ont eu assez de monter dans les ailes pour installer et enlever les toiles en fonction des vents. C’est Berton, un inventeur français, qui mit au point une aile constituée de planches mobiles rétractables. Nos hélices modernes à pas variable ne constituent finalement qu’une modeste amélioration à cet ingénieux mécanisme. Il existe encore beaucoup de moulins à vent en France et en Grèce (Île de Mykonos). Mais le Danemark et la Hollande sont, en Europe, les seuls pays qui ont véritablement fait survivre la culture de la technologie éolienne. Ce n’est pas un hasard s’ils sont aujourd’hui les leaders dans le domaine de l’industrie éolienne. Il faut dire que le pompage de l’eau hors des polders, en Hollande, était une question de survie et, jusqu’à récemment, ce sont les moulins à vent qui se sont acquittés de cette tâche. Parallèlement à cet utilisation industrielle du vent, l’éolienne passe dans la «culture», et fait même le sujet de toiles de grands peintres : Jan Brueghel l’Ancien (de Velours) et en France, par exemple, Jean-Baptiste Corot. Ce sont sans doute les westerns qui ont fait découvrir au grand public l’éolienne moderne, tournant et grinçant dans la ferme américaine traditionnelle, en haut de son mat entreillis métallique. Dans notre région de Thiérache, les survivantes de ces éoliennes anciennes sont encore nombreuses dans les pâturages, et servent toujours à remonter l’eau du sol pour abreuver les bêtes. Ces éoliennes sont d’autant plus nombreuses dans le paysage que l’on se rapproche des Ardennes. Par la suite, le développement technique des éoliennes modernes emprunte beaucoup à l’aviation. Les tours en treillis de cornières tendent à disparaître, sauf pour les toutes peites, comme les éoliennes personnelles destinées à une auto-production d’énergie électrique. Après avoir réalisé des prouesses techniques avec les éoliennes à axe vertical, les inventeurs continuent d’explorer des machines à vent, parfois étonnantes, comme les turbines à concentrateur de flux. Mais c’est bien l’éolienne à axe horizontal qui, comme un petit avion suspendu dans le ciel, constitue la quasi-totalité des éoliennes installées aujourd’hui. Les hélices modernes sont profilées comme celles des avions. Le système du pas variable automatique permet d’ajuster la rotation du rotor à la vitesse des vents.Des moulins massifs et trapus, nous voilà arrivés à une structure légère, aérienne et élégante. Si les éoliennes modernes apparaissent si frêles, malgré leur puissance de plus en plus considérable, c’est qu’il s’agit en fait d’une hélice branchée sur un alternateur, et que ce système de production électrique occupe peu d’espace.

    Pour découvrir d’autres types d’éoliennes, moins classiques dans leur conception et leur fonctionnement : http://www.domsweb.org/ecolo/eolien.php

    L’implantation d’éoliennes est elle envisageable dans l’Aisne ? En Thiérache ?
    Le premier élément de réponse sera donné par Monsieur Paul Arnoul, titulaire de la chaire de géographie de l’Ecole Normale Supérieure de lettres de Lyon. Cet éminent universitaire a publié un travail de géographe, relatif aux vents, à leur force, à leur régularité. Dans quelle région permettent-ils d’envisager que des installations seront rentables, mais aussi quels sont les avantages, les inconvénients, de l’installation d’éoliennes ?
    http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/breves/2004/2.htm

    Une charte axonaise de l’éolien
    L’éolien a aussi fait l’objet d’études, conduites par un groupe de travail composé des services ou représentants des instances suivantes : Préfet, Conseil général de l’Aisne, Union des maires de l’Aisne, Directeur régional de l’environnement, Direction régionale de la recherche et de l’environnement, DDASS, DDAF, service départemental d’architecture et du patrimoine, délégué régional de l’aviation civile, ADEME, EDF-GDF, Réseau de transport électricité, Association Vie et Paysages, Chambre d’agriculture, Chambre de commerce et d’industrie de l’Aisne et CAUE. Cette charte établit le cahier des charges à respecter dans les installations projetées. Le cas particulier de la Thiérache est cité à plusieurs reprises :

    «Une implantation d’éoliennes n’aura pas le même impact selon que l’on est en paysage ouvert ou fermé. Par exemple, dans la Thiérache bocagère, 2 ou 3 éoliennes peuvent très bien s’implanter sans être trop dommageable au paysage, étant donné le faible champ de visibilité dû à la présence des haies. (cette remarque est, on le verra plus loin lors de l’étude du projet de Burelles-Prisces, appliquée, puisque ce sont deux groupes de 3 éoliennes qui sont projetés dans ces communes). Par contre, pour éviter un foisonnement dommageable pour le paysage, il serait ensuite judicieux de prendre en compte les précédentes implantations lors du dépôt de nouveaux projets.» Ce qui veut donc dire que les premiers servis seront les seuls acceptés.

    Plus loin, dans cette charte, on lit que des éoliennes ne peuvent pas être implantées sur des sites classés. On ne peut donc pas implanter d’éoliennes à Le Nouvion-en-Thiérache, dont des arbres (les gros chênes de la forêt) sont classés.

    A la date de création de cette commission, 66 permis de construire, pour 220 implantations etaient déposées dans l’Aisne.

    En Thiérache bocagère, le constat de paysages vallonnés dominés par un couvert végétal (bocage, bosquet), et une faible densité d’urbanisation, faisant partie des paysages identitaires du département de l’Aisne, incitent à rechercher une intégration maximale, en s’appuyant sur les éléments de masquage verticaux (relief, masses boisées), et en préférant des implantations en petits groupes, rassemblés sur les zones les moins sensibles.

    Le département de l’Aisne est considéré comme, du point de vue de l’avifaune, une zone sensible. C’est tout particulièrement le cas pour la forêt de Saint-Michel, celle d’Hirson, la haute vallée de l’oise vers Ohis (ces dernières étant classées en zone natura 2000). pour ce qui est du bocage de la haute vallée de l’Oise, c’est une zone de nidification, de gagnage (recherche de nourriture) et de remise (toilettage, repos) pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de chauve-souris. Ces zones peuvent faire l’objet de recensement au titre des zones naturelles d’interêt écologiques floristiques et faunistiques (ZNIEFF).

    L’implantation d’éoliennes sur ce territoire, ouvrages de grande taille en mouvement, généralement disposés en ligne ou groupés, multiplie les risques de mortalité des oiseaux nicheurs, migrateurs ou hivernants. La présence d’une hélistation (hopital d’Hirson), ou d’uneplate-forme ULM (Vigneux-Hocquet), interdit la présence d’éoliennes sur ces communes. Mais vous retrouverez le texte complet de cette charte de l’éolien dans le département de l’Aisne, sur le site de la préfecture :
    http://www.aisne.pref.gouv.fr/article1.php3?id_article=1000

    Petit (?) lexique de l’éolien :
    http://www.suivi-eolien.com/francais/GUIDE/Guideeolien.asp#terminologie

    Une éolienne, çà coûte combien ?
    Les postes budgétaires de l’installation d’une éolienne sont assez nombreux. Chacun d’entre eux prend une part plus ou moins importante dans le calcul du coût d’une éolienne. De la même façon, chaque poste budgétaire a des retentissements sur l’emploi. Non pas sur l’emploi local, mais sur celui induit par les constructeurs des éoliennes :
    http://www.espace-eolien.fr/Eolien/industri.htm

    Le coût moyen d’une éolienne est de l’ordre de un Million d’Euros par MW installé. Les éoliennes de Thiérache, dont la puissance est de 2MW ou 2,75MW reviennent dont approximativement à 2, voire 2,75 millions d’Euros.

    Une éolienne est-elle rentable ?
    En France, le coût d’une éolienne est amorti en 6-7 ans...
    http://labouledeneige.free.fr/articles/dix_questions/lbdn.php3#trois

    Quels sont les enjeux ?
    Il y a tout d’abord les enjeux écologiques, liés à la production de gaz à effet de serre, provenant des énergies fossiles lors de leur transformation en énergie électrique.
    http://www.cnes-tv.com/dossiers/climat/

    Il y a ensuite le fait que l’énergie que nous consommons, est produite pour 80 % par des énergies fossiles dont les réserves sont limitées, et qui produisent des effets négatifs sur l’environnement à travers en particulier, la production de gaz à effet de serre, lequel est primordial dans le «réchauffement de la planète). Le vent représente aujourd’hui une opportunité de diversifier cette production d’énergie, tout en évitant la production de gaz à effet de serre. Cette diversification augmentera notre indépendance énergétique, tandis qu’elle pourrait soulager «notre facture pétrolière», et permettrait de rééquilibrer la balance de notre commerce extérieur. Aussi minime ces actions fussent-elles, elles ne sont pas négligeables. La construction des mats, la réalisation des opérations de génie civil peuvent être des facteurs de développement local, si des entreprises locales emportent les appels d’offre de ces marchés. La taxe professionnelle que les éoliennes ne manqueront pas de générer là où elles sont implantées, sont des sources de revenus supplémentaires pour les communautés de communes ou le communes, dans une région très démunie en ressources non fiscales. Souhaitons que ces ressources bénéficient, à travers la TPU, au plus grand nombre, plutôt que de créér de très petites communes dont l’opulence serait ostensible si elles bénéficient seukles de la mane éolienne. Il y a aussi la location du terrain. Personne privée ? Personne morale? Collectivité ? On peut même imaginer (sic), les jalousies se développer, l’un étant contre l’éolien et l’installation d’éoliennes, par ce qu’en fait il aurait voulu être «tout contre» l’éolienne, et la voir grandir sur un terrain lui appartenant ! De là à faire jouer les influences, à récupérer les prétextes fallacieux de s’opposer àux implantations... Science fiction ? Et pourtant les annuités de location, pour une emprise au sol non clotuée, avoisinent les 5 à 6000 Euros par éolienne...
    Et installer sa propre éolienne ?
    Il n’y a guère de problèmes techniques pour installer sa propre éolienne. On en trouve même à acheter sur des sites Internet d’enchères, comme ebay.fr :
    http://stores.ebay.fr/SOLIVENTIS-SARL_W0QQssPageNameZviQ3asibQ3astoreviewQQtZkm
    également : www.soliventis.com

    Le vrai problème à surmonter est celui de la fixation au sol du mat, de sa stabilité, voire de sa résistance aux grands vents. C’est une question de volume de béton installé au pieds du mat. Il serait cependant interessant de contacter des spécialistes des économies d’énergie, et des énergies renouvelables, comme Aisne Habitat, où l’espace info énergie est à même de vous répondre. Pour votre information, l’installation d’une petite éolienne, dont la hauteur ne dépasserait pas 12 mètres, ne nécessite pas de permis de construire, mais seulement une déclaration de travaux ( source : DDE Laon). Il y a quelques temps, il y avait donc plus de 220 éoliennes en projet dans le département de l’Aisne. La première réalisation concrète se situe à Clastres, sur les terrains d’un ancien aérodrome militaire. Elle a été réalisée par SIIF Energies Nouvelles (une filiale d’EDF). Cette première implantation permet donc d’aller vérifier sur place, si les nuisances créées par ces implantations sont réélles.

    Bruit ? (pour situer le bruit d’une éolienne dans l’échelle des bruits souvent subis) : http://www.sdec.fr/Energie_eolienne.asp

    Cadavres d’oiseaux migrateurs ? Nuisances sur la santé des riverains ? Et pour la première fois, un ministre inaugure une ferme éolienne !
    http://www.energie-plus.com/news/fullstory.php/aid/1584/Un_ministre_a_enfin_inaugur%E9_une_ferme_%E9olienne_!.html

    Pour faire connaissance avec ce premier parc éolien axonais :
    http://www.espace-eolien.fr/Docs_pdf/Dossier_de_presse_EDF_Energies_Nouvelles_27.09_14h45.pdf

    Pour des visites sur place, vous pouvez contacter l’Office de Tourisme de Saint-Quentin et du Saint-Quentinois :«Des visites guidées du parc éolien de Clastres sont organisées pour les groupes sur rendez-vous, et pour les individuels uniquement à certaines dates de l’année dans le cadre d’une programmation de visites guidées de sites industriels. Le tarif de cette visite est de 5€ par personne. Pour les groupes la réservation de la visite se fait auprès de Madame Karine AGRY au 03.23.67.80.48. ou sur visites@tourisme-saintquentinois.fr Les individuels peuvent nous contacter au 03 23 67 05 00 ou sur accueil@tourisme-saintquentinois.fr . Vous recevrez les dates pour l’année 2006, dès la parution du guide de visites de sites industriels.
    Office de Tourisme du Saint-Quentinois
    27 rue Victor Basch BP 80 02102 Saint-Quentin cedex
    Tel : 03.23.67.05.00 Fax : 03.23.67.78.71 «
    accueil@tourisme-saintquentinois.fr
    www.tourisme-saintquentinois.fr

    Quels résultats, (en matière de production d’énergie), pour le parc de Clastres ?
    http://www.suivi-eolien.com/

    Et en matière de développement local ? La communauté de communes, propriétaire des terrains, perçoit un loyer de 15 500 Euros par ans, versés par semestre, avec un bail d’une durée de 40 ans. Elle fonctionne sous le régime de la Taxe Professionnelle Unifiée (TPU), ce qui représente l’avantage que les sommes collectées intéressent toutes les communes de la communauté. Le montant de ces sommes n’est pas encore fixé définitivement, mais il pourrait être d’environ 35 000 Euros par an. La présence de ce parc éolien sur le territoire de la communauté de communes représente des recettes annuelles d’environ 50 000 Euros. Il ne faut pas négliger, enfin, les retombées d’image de marque (comme par exemple la venue pour un reportage de la télévision Finnoise), les visites touristiques sur le site, ainsi que les produits dérivés.

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    En fait, les éoliennes, qui est pour, qui est contre ?
    Les verts : (mais les responsables locaux n’ont jamais répondu à ma demande).
    http://les.verts.aisne.free.fr/cacom/eoliennes.htm
    http://vertspicardie.org/spip/article.php3?id_article=73

    WWF et GREENPEACE, soutiennent l’éolien.
    http://www.wwf.fr/pdf/Energieposive.pdf

    Le conservatoire des sites de Picardie :
    Je les ai interrogés, par téléphone. Leur association n’a pas décidé d’effectuer une prise de position officielle. Les avisdes membres de cette association spécialisée dans l’étude et la conservation des sites naturels, divergent selon les personnes. Ceux qui sont «contre», sont en fait «plutôt contre», sur la base d’ un principe de précaution qui est de dire qu’il n’y pas assez de résultats provenant des implantations existantes. Il reste un risque (surtout dans les couloirs de migration des oiseaux, et donc que, peut être que... En conclusion, cette association ne diffuse pas un avis «pour ou contre» l’éolien», et laisse à chacun de ses membres la faculté de prendre individuellement position.

    Les chasseurs de Picardie :
    Ni vraiment pour, ni vraiment contre... Du moment que l’on ne restreint pas trop leur territoire de chasse...
    http://www.chasseurdepicardie.com/Dossier%20Eolienne.htm

    Le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE), à Merlieux, met en place des actions en direction des écoles :
    http://66.102.9.104/search?q=cache:cAOO5YfCg-EJ:www.cpie-aisne.com/cpie/donnees/AutresProjEducPaysSerre.htm+eoliennes+aisne&hl=fr

    Le Mouvement écologiste et citoyen : est pour l’éolien.
    http://cap21-picardie.over-blog.com/archive-02-13-2005.html

    Pour trouver les bonnes réponses aux idées fausses :
    http://www.planete-eolienne.fr/

    Les éoliennes, OUI, mais seulement en complément des autres sources d’énergie : http://www.dossiersdunet.com/article348.html

    Le lobby du nucléaire, est évidemment contre. Il argue de coûts de production trop élevés, par rapport à l’électricité d’origine nucléaire. Mais les modes de calcul utilisés sont-ils les bons ? Intègrent-ils tous les paramètres ? En particulier, comme tout système industriel, les centrales nucléaires ont une durée de vie limitée. Le coût du démantèlement des centrales en fin de vie est-il intégré au calcul du prix de revient du Kw produit ?

    D’autre part, ne faut-il pas aussi sacrifier parfois le point de vue financier, afin de transmettre à nos enfants une planète qui ne soit pas une immense poubelle ?
    http://www.passerelleco.info/article.php3?id_article=210

    La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), participe aux travaux préparatoires aux implantations de sites éoliens, comme ici en Vendée. Elle a pris position en faveur de l’éolien :
    http://vendee.lpo.fr/eoliennes.htm
    http://www.lpo.fr/etudes/eolien/index.shtml

    L’ADEME : Agence gouvernementale De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie : a participé activement à l’élaboration de la charte axonaise de l’éolien. Le 12 Mars 2004 : La Préfecture de l’Aisne accorde des permis de construire pour 12 MW .

    Et maintenant, en décembre 2005, on en est où ?
    Il n’y aura pas de construction nouvelle dans l’Aisne, en 2006 :
    http://www.suivi-eolien.com/francais/SUIVI/SVD/ParcsEnConstruction.htm

    A ce jour , des permis de construire, pour 74 éoliennes, ont été accordés, pour une puissance à installer de 151 MW. Ce chiffre inclut le parc éolien de Clastres. (Source : DDE de Laon, M. Michalowski).
    02160 Perles : 6 éoliennes, mas de125 m , puissance 2 Mw.
    02250 Autremencourt : 11éoliennes, mas de 150 m, puissance 2,3 Mw, Permis accordé, mais recours au Tribunal Administratif.
    02350 Grandlup et Fay : 9 éoliennes, mas de 140 m, puissance 2,3 Mw.
    Montcornet : 11 + 8 éoliennes Lislet, Montloué
    La Ville-aux-Bois-les-Dizy : 1 éolienne (source : DDE de Laon, mais le Maire de la commune, interrogé par téléphone, n’est pas informé ?)
    Ambleny : 3 éoliennes
    Hauteville : 5 + 6 éoliennes, soit 11 éoliennes de 2,75 MW de puissance chacune, soit au total 30,25 MW. Les éoliennes seront bâties sur des terrains privés, mais trois seront érigées sur des terrains appartenant au CCAS de la commune. La location des terrains rapportera 2 000 Euros par MW installé à leurs propriétaires (donc au total, il s’agit de plus de 60 000 Euros, dont 16500 iront au Centre Ccommunal d’Action Sociale de la commune de Hauteville). la commune espère recevoir 150 000 Euros de Taxe Professionnelle par an, dont environ 1/6° iront à la communauté de communes de Guise. En matière d’emploi, 1 poste à temps plein sera créé. La recherche de cette personne est en cours. Ce projet aurait pu ne jamais être concrétisé, si la création du troisième aéroport parisien, dans l’Oise avait été confirmée. La commune de Hauteville aurait était été située dans un couloir aérien d’approche de l’aéroport en temps de brouillard, ce qui aurait intérdit l’existence d’éoliennes dans ce couloir (à cause des perturbations électromagnétiques pouvait nuire aux communications par radio).
    Lehaucourt : 4 + 11 = 15 éoliennes
    Haute-Vesnes : 6 éoliennes

    L’association «vents de colère» opposant notoire à l’éolien, suit de près l’évolution de trois dossiers dans le département : Perles, Grandlup-et-Fay, et Autremencourt où cette association a déposé un recours auprès du Tribunal Administratif. Pourquoi justement sur ce permis de construire là ? Y a-t-il autour de ce dossier là d’autres raisons de s’opposer, que des raisons écologiques ?
    Les enquêtes publiques sont lancées pour 3 dossiers :
    Beaurevoir : 5 éoliennes
    Ribemont et alentours : 15 éoliennes.
    Burelles - Prisces : 6 éoliennes
    On remarque donc que la plupart des permis de construire accordés «entourent» la Thiérache, et que seul un projet (celui de Burelles - Prisces) est vraiment situé dans le bocage. L’enquête publique a été demandée par le Prefet de l’Aisne, par un arrêté en date du 15 novembre 2005. Elle a débuté le 7 décembre 2005 et sera close le 11 janvier 2006, dans les communes de Burelles et de Prisces. «Cette enquête porte sur les demandes de permis de construire trois éoliennes aux lieudits «Le fond de Bosmont», les «Quarante Jallois» et la «Fosse à Louise», parcelles cadastrales ZR n°1 et 39 et ZO n°17 sur le territoire de la commune de BURELLES et trois éoliennes, un poste filtre et un poste de livraison aux lieux dits «La Voyette de Cilly» et «La mort Bonhomme», parcelles cadastrales ZD n°46 et ZC n°12 sur le territoire de la commune de PRISCES. Ces demandes sont déposées par la SA Société Nationale d’Electricité et de Thermique (SNET), dont le siège social est situé 2 rue Jacques Daguerre, 92565 RUEIL-MALMAISON cedex. 01 47 52 39 98»... La responsable du projet de Burelles est Mme Geneviève DELECOUR.

    J’aurais voulu que vous puissiez voir les images reconstituant l’impact sur le paysage, mais on dirait que la plupart des acteurs de l’éolien rechignent à communiquer... Je n’ai pas eu de réponse positive à mes demandes d’images. Ces images existent pourtant, et sont publiées sur le document de l’enquête publique déposé dans les mairies de Burelles et de Prisces. Vous pouvez donc aller les voir.
    http://www.snet-electricite.fr/

    ... Monsieur Michel JORDA, a été désigné comme commissaire enquêteur ; en cette qualité, il siègera pour recevoir les observations du public. A l’issue de l’enquête, toute personne intéressée pourra prendre connaissance, à la Préfecture et dans les mairies de Burelles et de Prisces, du mémoire en réponse de la société SNET ainsi que du rapport et des conclusions motivées du commissaire enquêteur. Le résultat de cette enquête, et l’avis qui en découlera, sera prépondérant dans l’accord ou le refus du permis de construire

    Pour Burelles et Prisces, les terrains sont privés. Les baux sont faits pour 30 ans, pour des parcelles de 600 m², et des loyers de 3050 Euros par MW, soit 6100 Euros par an et par éolienne. Celles-ci ont des mats de 80m, des pales de 45m de rayon, soit une hauteur totale de 135m, pour des puissances annoncées de 2 MW.
    M. Yverneau, Maire de la commune de Burelles, n’a pas souhaité communiquer sur le sujet, et n’a pas souhaité évoquer le montant de la Taxe Professionnelle espérée. Sa commune est inclue dans une communauté de commune qui n’a pas opté pour la TPU

    Que font les communautés de communes ?
    Au pays des trois rivières, la communauté de commune n’est actuellement pas porteuse de projet. Elle ne possède d’ailleurs pas les compétences à gérer de tels projets.Souhaitant anticiper et être prête pour le jour où un projet naîtrait, elle a lancé une pré-étude de faisabilité. On peut donc imaginer qu’une motivation naîtrait alors chez les uns ou les autres, et qu’un projet pourrait alors voir le jour. Dans la Thiérache du centre, aussi, la communauté de commune n’est actuellement pas porteuse de projet. Elle ne possède d’ailleurs pas les compétences à gérer de tels dossiers. Des initiative existent dans certaines communes, comme à Burelles. Dans la communauté de communes de Guise, les compétences restent également aux communes, qui ont ,ou ont eu des projets. Certains de ceux-ci se sont heurtés aux contraintes établies pour la charte départementale. La communauté de communes du pays de la Serre, s’est dotée de la TPU, et en conséquences, la manne financière espérée dans le cadre de l’installation de ces éoliennes retombera sur l’ensemble des populations des communes concernées par cette communauté de communes. D’autre part, son Président et ses membres se sont particulièrement engagés dans la concrétisation des projets. Si actuellement les deux permis de construire obtenus font l’objet d’un recours au tribunal administratif, on peut penser que l’un des projets n’aboutirait pas (à cause d’une co-visibilité avec le plateau de Laon, lequel a fait une demande de classement comme patrimoine de l’UNESCO), et que l’autre sera confirmé. Cependant, cette communauté de commubnes n’en reste pas là pour l’avenir. Une Zone de Développement Eolien pourrait voir le jour, avec un projet de 60 implantations. Il s’agit aussi pour cette communauté de commune de considérer véritrablement le vent comme une ressource naturelle, et de l’exploitaer, au bénéfice de tous, et en particulier des habitants de cette communauté de commune, qui pourrait avoir des ressources supplémentaires d’un minimum de deux millions sept cent mille Euros !

    En guise de conclusion...
    La Thiérache, et le Nord-Est du département de l’Aisne, sont des régions assez pourvues en vents pour que l’installation d’éoliennes soit possible. Ces éoliennes vont permettre de produire un peu plus d’électricité d’origine renouvelable et propre, ce qui permettra d’épargner la production de gaz à éffét de serre néfaste à l’avenir de la planète. La plupart du temps, il s’agit d’initiatives privées, rentables financièrement, grâce au prix d’achat imposé à EDF, de l’électricité produite. En matière de développement local, il n’y aura pas ou prou de création d’emplois, sauf peut-être pendant la constructuion des installations, à la condition que des entreprises locales soient choisies. Rarement, 1 poste par parc éolien sera créé pour la maintenance. Cette maintenance étant la plupart du temps effectuée par une société spécialisée, et ne demandant par parc éolien que peu de temps d’intervention (de l’ordre de 1 journée par mois). En matière de taxe professionnelle, le peu de communautés de communes qui ont opté pour la TPU et qui se sont donné les compétences fait que seules quelques communes seront concernées. Les chiffres ne sont pas encore connus, mais ils risquent d’être moins importants que ceux qui circulent, car il faut aussi prendre en compte les décotes et autres exonérations consenties pour obtenir les bonnes grâces des investisseurs qui viennent s’installer. A Clastres, le seul parc «concret» dans l’Aisne, on parle sans pouvoir confirmer le chiffre, de 30 000 Euros par an, pour 4 éoliennes, alors que l’on annonçait encore, il y a quelques temps, plus du double. A noter cependant que le CCas d’un tout petit village va certainement voir son budget augmenter fortement, puisque ce CCAS est propriétaire de trois terrains, et qu’ une éolienne sera bientôt implantée sur chacun d’eux. Le seul projet d’envergure est situé dans la communauté de communes de la Serre. Faute d’avoir opté pour la TPU, faute d’avoir, par l’intermédiaire des communautés de communes géré, voiré provoqué ces projets, la collectivité des habitants n’aura que peu de retombées à son profit, puisqu’une infime partie de la taxe Professionnelle, n’arrive à la communuté (de communes...). On risque seulement de voir naître quelques toutes petites communes... très riches ! La location par leurs propriétaires des terrains pour les implantations (2000 Euros par MW installé et par an), soit environ 5500 Euros par an pour une petite surface immobilisée représente un pactole, beaucoup plus important, lui, pour les «chanceux propriétaires». Par contre, nous pourrons être fiers d’avoir agi dans l’intérêt
    de l’environnement naturel futur de nos enfants.

    JMG

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