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 | Des éoliennes en Thiérache: Vous avez dit, «c’est du vent» ? |  |
Ecrit par terascia le Tuesday 17 January à 09 h 17
Contribution de terascia
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Des éoliennes
en Thiérache
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Vous
avez dit, «c’est du vent» ?
De tout temps, l’homme a recherché les moyens de se libérer
des tâches les plus rudes, de se faire aider dans les travaux
harassants. En mer, la voile devint rapidemenent le compagnon
des rameurs. Sur terre, il utilisa tout d’abord l’eau, et
l’énergie que représentaient les chutes des rivières, puis
vint l’utilisation de l’air. Les premiers à utiliser le moulin
à vent furent certainement les Perses, au VII° siècle. En
Europe, c’est plus particulièrement en Grèce et aux Pays-Bas,
au XI° et XII° siècle, qu’apparurent les premiers moulins
à vent. La forme générale du moulin, celle des ailes, reste
à peu près identique, dans des contrées différentes, s’adaptant
seulement aux conditions et matériaux rencontrés localement.
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Hollande |
Crète |
Portugal |
Grèce |
 A
une époque moyen-âgeuse, où les seigneurs avaient décidé
de taxer les moulins installés sur les cours d’eau,
l’apparition du moulin à vent permit d’éviter cet impôt.
Les premiers moulins ressemblaient à ceux de Daudet,
ou de la chanson du meunier qui dort : une solide tour
ronde sur laquelle on fixait une échelle, ou deux, ou
quatre, sur lesquelles on plaçait une toile, dans laquelle
le vent s’engoufrait, ce qui faisait tourner l’axe de
l’hélice, puis tout le mécanisme intérieur du moulin. Mais
encore fallait-il que le vent souffla... dans la bonne
direction. Pour éviter les désagrément de la mauvaise
orientation du vent, on imagina alors que le toit de
la tour pourra pivoter, afin de placer l’axe de l’hélice
dans la bonne direction. Le moulin-pivot apparaît ensuite
comme un défi technique considérable : tout le bâtiment
est suspendu sur un axe central et peut s’orienter vers
la direction du vent. On inventa alors une struture
pivotante, autour d’un axe vertical, qui permettait
à la toiture de pivoter. Sauf peut-être en Russie, dans
l’île de Kidji, où c’est la totalité du moulin qui pivote
autour de cet axe, placé à la base, sous le corps du
moulin. Notre guide nous dit alors que ce travail extrêmement
pénible, qui consistait à faire pivoter le moulin pour
l’orienter convenablement face au vent, demandait 8
moujics, ou 3 femmes russes en colère ! De plus, le
mécanisme des pales, et de leur débrayage est monstrueux
! Vers
1845, les meuniers en ont eu assez de monter dans les
ailes pour installer et enlever les toiles en fonction
des vents. C’est Berton, un inventeur français, qui
mit au point une aile constituée de planches mobiles
rétractables. Nos hélices modernes à pas variable ne
constituent finalement qu’une modeste amélioration à
cet ingénieux mécanisme. Il existe encore beaucoup de
moulins à vent en France et en Grèce (Île de Mykonos).
Mais le Danemark et la Hollande sont, en Europe, les
seuls pays qui ont véritablement fait survivre la culture
de la technologie éolienne. Ce n’est pas un hasard s’ils
sont aujourd’hui les leaders dans le domaine de l’industrie
éolienne. Il faut dire que le pompage de l’eau hors
des polders, en Hollande, était une question de survie
et, jusqu’à récemment, ce sont les moulins à vent qui
se sont acquittés de cette tâche. Parallèlement à cet
utilisation industrielle du vent, l’éolienne passe dans
la «culture», et fait même le sujet de toiles de grands
peintres : Jan Brueghel l’Ancien (de Velours) et en
France, par exemple, Jean-Baptiste Corot. Ce sont sans
doute les westerns qui ont fait découvrir au grand public
l’éolienne moderne, tournant et grinçant dans la ferme
américaine traditionnelle, en haut de son mat entreillis
métallique. Dans notre région de Thiérache, les survivantes
de ces éoliennes anciennes sont encore nombreuses dans
les pâturages, et servent toujours à remonter l’eau
du sol pour abreuver les bêtes. Ces éoliennes sont d’autant
plus nombreuses dans le paysage que l’on se rapproche
des Ardennes. Par la suite, le développement technique
des éoliennes modernes emprunte beaucoup à l’aviation.
Les tours en treillis de cornières tendent à disparaître,
sauf pour les toutes peites, comme les éoliennes personnelles
destinées à une auto-production d’énergie électrique.
Après avoir réalisé des prouesses techniques avec les
éoliennes à axe vertical, les inventeurs continuent
d’explorer des machines à vent, parfois étonnantes,
comme les turbines à concentrateur de flux. Mais c’est
bien l’éolienne à axe horizontal qui, comme un petit
avion suspendu dans le ciel, constitue la quasi-totalité
des éoliennes installées aujourd’hui. Les hélices modernes
sont profilées comme celles des avions. Le système du
pas variable automatique permet d’ajuster la rotation
du rotor à la vitesse des vents. Des
moulins massifs et trapus, nous voilà arrivés à une
structure légère, aérienne et élégante. Si les éoliennes
modernes apparaissent si frêles, malgré leur puissance
de plus en plus considérable, c’est qu’il s’agit en
fait d’une hélice branchée sur un alternateur, et
que ce système de production électrique occupe peu
d’espace.
Pour découvrir d’autres types
d’éoliennes, moins classiques dans leur conception et
leur fonctionnement : http://www.domsweb.org/ecolo/eolien.php
L’implantation
d’éoliennes est elle envisageable dans l’Aisne ? En Thiérache
?
Le premier élément de réponse sera donné par Monsieur
Paul Arnoul, titulaire de la chaire de géographie de l’Ecole
Normale Supérieure de lettres de Lyon. Cet éminent universitaire
a publié un travail de géographe, relatif aux vents, à leur
force, à leur régularité. Dans quelle région permettent-ils
d’envisager que des installations seront rentables, mais aussi
quels sont les avantages, les inconvénients, de l’installation
d’éoliennes ?
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/breves/2004/2.htm
Une
charte axonaise de l’éolien
L’éolien a aussi fait l’objet d’études, conduites par un groupe
de travail composé des services ou représentants des instances
suivantes : Préfet, Conseil général de l’Aisne, Union des
maires de l’Aisne, Directeur régional de l’environnement,
Direction régionale de la recherche et de l’environnement,
DDASS, DDAF, service départemental d’architecture et du patrimoine,
délégué régional de l’aviation civile, ADEME, EDF-GDF, Réseau
de transport électricité, Association Vie et Paysages, Chambre
d’agriculture, Chambre de commerce et d’industrie de l’Aisne
et CAUE. Cette charte établit le cahier des charges à respecter
dans les installations projetées. Le cas particulier de la
Thiérache est cité à plusieurs reprises :
«Une implantation d’éoliennes n’aura pas le même impact
selon que l’on est en paysage ouvert ou fermé. Par exemple,
dans la Thiérache bocagère, 2 ou 3 éoliennes peuvent très
bien s’implanter sans être trop dommageable au paysage, étant
donné le faible champ de visibilité dû à la présence des haies.
(cette remarque est, on le verra plus loin lors de l’étude
du projet de Burelles-Prisces, appliquée, puisque ce sont
deux groupes de 3 éoliennes qui sont projetés dans ces communes).
Par contre, pour éviter un foisonnement dommageable pour le
paysage, il serait ensuite judicieux de prendre en compte
les précédentes implantations lors du dépôt de nouveaux projets.» Ce qui veut donc dire que les premiers servis seront
les seuls acceptés.
Plus loin, dans cette charte, on lit que des éoliennes ne
peuvent pas être implantées sur des sites classés. On ne peut
donc pas implanter d’éoliennes à Le Nouvion-en-Thiérache,
dont des arbres (les gros chênes de la forêt) sont classés.
A la date de création de cette commission, 66 permis de construire,
pour 220 implantations etaient déposées dans l’Aisne.
En Thiérache bocagère, le constat de paysages vallonnés dominés
par un couvert végétal (bocage, bosquet), et une faible densité
d’urbanisation, faisant partie des paysages identitaires du
département de l’Aisne, incitent à rechercher une intégration
maximale, en s’appuyant sur les éléments de masquage verticaux
(relief, masses boisées), et en préférant des implantations
en petits groupes, rassemblés sur les zones les moins sensibles.
Le département de l’Aisne est considéré comme, du point de
vue de l’avifaune, une zone sensible. C’est tout particulièrement
le cas pour la forêt de Saint-Michel, celle d’Hirson, la haute
vallée de l’oise vers Ohis (ces dernières étant classées en
zone natura 2000). pour ce qui est du bocage de la haute vallée
de l’Oise, c’est une zone de nidification, de gagnage (recherche
de nourriture) et de remise (toilettage, repos) pour de nombreuses
espèces d’oiseaux et de chauve-souris. Ces zones peuvent faire
l’objet de recensement au titre des zones naturelles d’interêt
écologiques floristiques et faunistiques (ZNIEFF).
L’implantation d’éoliennes sur ce territoire, ouvrages de
grande taille en mouvement, généralement disposés en ligne
ou groupés, multiplie les risques de mortalité des oiseaux
nicheurs, migrateurs ou hivernants. La présence d’une hélistation
(hopital d’Hirson), ou d’uneplate-forme ULM (Vigneux-Hocquet),
interdit la présence d’éoliennes sur ces communes. Mais vous
retrouverez le texte complet de cette charte de l’éolien dans
le département de l’Aisne, sur le site de la préfecture :
http://www.aisne.pref.gouv.fr/article1.php3?id_article=1000
Petit
(?) lexique de l’éolien :
http://www.suivi-eolien.com/francais/GUIDE/Guideeolien.asp#terminologie
Une éolienne, çà coûte combien
?
Les postes budgétaires de l’installation d’une éolienne
sont assez nombreux. Chacun d’entre eux prend une part
plus ou moins importante dans le calcul du coût d’une
éolienne. De la même façon, chaque poste budgétaire
a des retentissements sur l’emploi. Non pas sur l’emploi
local, mais sur celui induit par les constructeurs des
éoliennes :
http://www.espace-eolien.fr/Eolien/industri.htm
Le coût moyen d’une éolienne est de l’ordre de un Million
d’Euros par MW installé. Les éoliennes de Thiérache,
dont la puissance est de 2MW ou 2,75MW reviennent dont
approximativement à 2, voire 2,75 millions d’Euros.
Une éolienne est-elle rentable
?
En France, le coût d’une éolienne est amorti en 6-7
ans...
http://labouledeneige.free.fr/articles/dix_questions/lbdn.php3#trois
Quels sont les enjeux ?
Il y a tout d’abord les enjeux écologiques, liés à la
production de gaz à effet de serre, provenant des énergies
fossiles lors de leur transformation en énergie électrique.
http://www.cnes-tv.com/dossiers/climat/
Il y a ensuite le fait que l’énergie que nous consommons,
est produite pour 80 % par des énergies fossiles dont
les réserves sont limitées, et qui produisent des effets
négatifs sur l’environnement à travers en particulier,
la production de gaz à effet de serre, lequel est primordial
dans le «réchauffement de la planète). Le vent représente
aujourd’hui une opportunité de diversifier cette production
d’énergie, tout en évitant la production de gaz à effet
de serre. Cette diversification augmentera notre indépendance
énergétique, tandis qu’elle pourrait soulager «notre
facture pétrolière», et permettrait de rééquilibrer
la balance de notre commerce extérieur. Aussi minime
ces actions fussent-elles, elles ne sont pas négligeables.
La construction des mats, la réalisation des opérations
de génie civil peuvent être des facteurs de développement
local, si des entreprises locales emportent les appels
d’offre de ces marchés. La taxe professionnelle que
les éoliennes ne manqueront pas de générer là où elles
sont implantées, sont des sources de revenus supplémentaires
pour les communautés de communes ou le communes, dans
une région très démunie en ressources non fiscales.
Souhaitons que ces ressources bénéficient, à travers
la TPU, au plus grand nombre, plutôt que de créér de
très petites communes dont l’opulence serait ostensible
si elles bénéficient seukles de la mane éolienne. Il
y a aussi la location du terrain. Personne privée ?
Personne morale? Collectivité ? On peut même imaginer
(sic), les jalousies se développer, l’un étant contre
l’éolien et l’installation d’éoliennes, par ce qu’en
fait il aurait voulu être «tout contre» l’éolienne,
et la voir grandir sur un terrain lui appartenant !
De là à faire jouer les influences, à récupérer les
prétextes fallacieux de s’opposer àux implantations...
Science fiction ? Et pourtant les annuités de location,
pour une emprise au sol non clotuée, avoisinent les
5 à 6000 Euros par éolienne...
Et
installer sa propre éolienne ?
Il n’y a guère de problèmes techniques pour installer sa propre
éolienne. On en trouve même à acheter sur des sites Internet
d’enchères, comme ebay.fr :
http://stores.ebay.fr/SOLIVENTIS-SARL_W0QQssPageNameZviQ3asibQ3astoreviewQQtZkm
également : www.soliventis.com
Le vrai problème à surmonter est celui de la fixation au sol
du mat, de sa stabilité, voire de sa résistance aux grands
vents. C’est une question de volume de béton installé au pieds
du mat. Il serait cependant interessant de contacter des spécialistes
des économies d’énergie, et des énergies renouvelables, comme
Aisne Habitat, où l’espace info énergie est à même de vous
répondre. Pour votre information, l’installation d’une petite
éolienne, dont la hauteur ne dépasserait pas 12 mètres, ne
nécessite pas de permis de construire, mais seulement une
déclaration de travaux ( source : DDE Laon). Il y a quelques
temps, il y avait donc plus de 220 éoliennes en projet dans
le département de l’Aisne. La première réalisation concrète
se situe à Clastres, sur les terrains d’un ancien aérodrome
militaire. Elle a été réalisée par SIIF Energies Nouvelles
(une filiale d’EDF). Cette première implantation permet donc
d’aller vérifier sur place, si les nuisances créées par ces
implantations sont réélles.
Bruit ? (pour situer le bruit d’une
éolienne dans l’échelle des bruits souvent subis) : http://www.sdec.fr/Energie_eolienne.asp
Cadavres d’oiseaux migrateurs ? Nuisances
sur la santé des riverains ? Et pour la première fois, un
ministre inaugure une ferme éolienne !
http://www.energie-plus.com/news/fullstory.php/aid/1584/Un_ministre_a_enfin_inaugur%E9_une_ferme_%E9olienne_!.html
Pour faire connaissance avec ce premier
parc éolien axonais :
http://www.espace-eolien.fr/Docs_pdf/Dossier_de_presse_EDF_Energies_Nouvelles_27.09_14h45.pdf
Pour des visites sur place, vous pouvez contacter l’Office
de Tourisme de Saint-Quentin et du Saint-Quentinois :«Des
visites guidées du parc éolien de Clastres sont organisées
pour les groupes sur rendez-vous, et pour les individuels
uniquement à certaines dates de l’année dans le cadre d’une
programmation de visites guidées de sites industriels. Le
tarif de cette visite est de 5€ par personne. Pour les groupes
la réservation de la visite se fait auprès de Madame Karine
AGRY au 03.23.67.80.48. ou sur visites@tourisme-saintquentinois.fr Les individuels peuvent nous contacter au 03 23 67 05 00 ou
sur accueil@tourisme-saintquentinois.fr . Vous recevrez les
dates pour l’année 2006, dès la parution du guide de visites
de sites industriels.
Office de Tourisme du Saint-Quentinois
27 rue Victor Basch BP 80 02102 Saint-Quentin cedex
Tel : 03.23.67.05.00 Fax : 03.23.67.78.71 «
accueil@tourisme-saintquentinois.fr
www.tourisme-saintquentinois.fr
Quels
résultats, (en matière de production d’énergie), pour le parc
de Clastres ?
http://www.suivi-eolien.com/
Et
en matière de développement local ? La communauté de communes,
propriétaire des terrains, perçoit un loyer de 15 500 Euros
par ans, versés par semestre, avec un bail d’une durée de
40 ans. Elle fonctionne sous le régime de la Taxe Professionnelle
Unifiée (TPU), ce qui représente l’avantage que les sommes
collectées intéressent toutes les communes de la communauté.
Le montant de ces sommes n’est pas encore fixé définitivement,
mais il pourrait être d’environ 35 000 Euros par an. La présence
de ce parc éolien sur le territoire de la communauté de communes
représente des recettes annuelles d’environ 50 000 Euros.
Il ne faut pas négliger, enfin, les retombées d’image de marque
(comme par exemple la venue pour un reportage de la télévision
Finnoise), les visites touristiques sur le site, ainsi que
les produits dérivés. |
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En
fait, les éoliennes, qui est pour, qui est contre ?
Les verts : (mais les responsables locaux n’ont jamais répondu à
ma demande).
http://les.verts.aisne.free.fr/cacom/eoliennes.htm
http://vertspicardie.org/spip/article.php3?id_article=73
WWF et GREENPEACE, soutiennent l’éolien.
http://www.wwf.fr/pdf/Energieposive.pdf
Le conservatoire des sites de Picardie
:
Je les ai interrogés, par téléphone. Leur association n’a pas décidé
d’effectuer une prise de position officielle. Les avisdes membres
de cette association spécialisée dans l’étude et la conservation
des sites naturels, divergent selon les personnes. Ceux qui sont
«contre», sont en fait «plutôt contre», sur la base d’ un principe
de précaution qui est de dire qu’il n’y pas assez de résultats provenant
des implantations existantes. Il reste un risque (surtout dans les
couloirs de migration des oiseaux, et donc que, peut être que...
En conclusion, cette association ne diffuse pas un avis «pour ou
contre» l’éolien», et laisse à chacun de ses membres la faculté
de prendre individuellement position.
Les chasseurs de Picardie :
Ni vraiment pour, ni vraiment contre... Du moment que l’on ne restreint
pas trop leur territoire de chasse...
http://www.chasseurdepicardie.com/Dossier%20Eolienne.htm
Le Centre Permanent d’Initiatives pour
l’Environnement (CPIE), à Merlieux, met en place des actions en
direction des écoles :
http://66.102.9.104/search?q=cache:cAOO5YfCg-EJ:www.cpie-aisne.com/cpie/donnees/AutresProjEducPaysSerre.htm+eoliennes+aisne&hl=fr
Le Mouvement écologiste et citoyen : est
pour l’éolien.
http://cap21-picardie.over-blog.com/archive-02-13-2005.html
Pour trouver les bonnes réponses aux idées
fausses :
http://www.planete-eolienne.fr/
Les éoliennes, OUI, mais seulement en complément
des autres sources d’énergie : http://www.dossiersdunet.com/article348.html
Le lobby du nucléaire, est évidemment contre. Il argue de coûts
de production trop élevés, par rapport à l’électricité d’origine
nucléaire. Mais les modes de calcul utilisés sont-ils les bons ?
Intègrent-ils tous les paramètres ? En particulier, comme tout système
industriel, les centrales nucléaires ont une durée de vie limitée.
Le coût du démantèlement des centrales en fin de vie est-il intégré
au calcul du prix de revient du Kw produit ?
D’autre part, ne faut-il pas aussi sacrifier
parfois le point de vue financier, afin de transmettre à nos enfants
une planète qui ne soit pas une immense poubelle ?
http://www.passerelleco.info/article.php3?id_article=210
La Ligue pour la Protection des Oiseaux
(LPO), participe aux travaux préparatoires aux implantations
de sites éoliens, comme ici en Vendée. Elle a pris position en faveur
de l’éolien :
http://vendee.lpo.fr/eoliennes.htm
http://www.lpo.fr/etudes/eolien/index.shtml
L’ADEME : Agence gouvernementale De l’Environnement et de la Maîtrise
de l’Énergie : a participé activement à l’élaboration de la charte
axonaise de l’éolien. Le 12 Mars 2004 : La Préfecture de l’Aisne
accorde des permis de construire pour 12 MW .
Et maintenant, en décembre 2005, on en est où ?
Il n’y aura pas de construction nouvelle
dans l’Aisne, en 2006 :
http://www.suivi-eolien.com/francais/SUIVI/SVD/ParcsEnConstruction.htm
A ce jour , des permis de construire, pour 74 éoliennes, ont été
accordés, pour une puissance à installer de 151 MW. Ce chiffre inclut
le parc éolien de Clastres. (Source : DDE de Laon, M. Michalowski).
02160 Perles : 6 éoliennes, mas de125 m , puissance 2 Mw.
02250 Autremencourt : 11éoliennes, mas de 150 m, puissance 2,3 Mw,
Permis accordé, mais recours au Tribunal Administratif.
02350 Grandlup et Fay : 9 éoliennes, mas de 140 m, puissance 2,3
Mw.
Montcornet : 11 + 8 éoliennes Lislet, Montloué
La Ville-aux-Bois-les-Dizy : 1 éolienne (source : DDE de Laon, mais
le Maire de la commune, interrogé par téléphone, n’est pas informé
?)
Ambleny : 3 éoliennes
Hauteville : 5 + 6 éoliennes, soit 11 éoliennes de 2,75 MW de puissance
chacune, soit au total 30,25 MW. Les éoliennes seront bâties sur
des terrains privés, mais trois seront érigées sur des terrains
appartenant au CCAS de la commune. La location des terrains rapportera
2 000 Euros par MW installé à leurs propriétaires (donc au total,
il s’agit de plus de 60 000 Euros, dont 16500 iront au Centre Ccommunal
d’Action Sociale de la commune de Hauteville). la commune espère
recevoir 150 000 Euros de Taxe Professionnelle par an, dont environ
1/6° iront à la communauté de communes de Guise. En matière d’emploi,
1 poste à temps plein sera créé. La recherche de cette personne
est en cours. Ce projet aurait pu ne jamais être concrétisé, si
la création du troisième aéroport parisien, dans l’Oise avait été
confirmée. La commune de Hauteville aurait était été située dans
un couloir aérien d’approche de l’aéroport en temps de brouillard,
ce qui aurait intérdit l’existence d’éoliennes dans ce couloir (à
cause des perturbations électromagnétiques pouvait nuire aux communications
par radio).
Lehaucourt : 4 + 11 = 15 éoliennes
Haute-Vesnes : 6 éoliennes
L’association «vents de colère» opposant notoire à l’éolien, suit
de près l’évolution de trois dossiers dans le département : Perles,
Grandlup-et-Fay, et Autremencourt où cette association a déposé
un recours auprès du Tribunal Administratif. Pourquoi justement
sur ce permis de construire là ? Y a-t-il autour de ce dossier là
d’autres raisons de s’opposer, que des raisons écologiques ?
Les enquêtes publiques sont lancées pour 3 dossiers :
Beaurevoir : 5 éoliennes
Ribemont et alentours : 15 éoliennes.
Burelles - Prisces : 6 éoliennes
On remarque donc que la plupart des permis de construire accordés
«entourent» la Thiérache, et que seul un projet (celui de Burelles
- Prisces) est vraiment situé dans le bocage. L’enquête publique
a été demandée par le Prefet de l’Aisne, par un arrêté en date du
15 novembre 2005. Elle a débuté le 7 décembre 2005 et sera close
le 11 janvier 2006, dans les communes de Burelles et de Prisces.
«Cette enquête porte sur les demandes de permis de construire trois
éoliennes aux lieudits «Le fond de Bosmont», les «Quarante Jallois»
et la «Fosse à Louise», parcelles cadastrales ZR n°1 et 39 et ZO
n°17 sur le territoire de la commune de BURELLES et trois éoliennes,
un poste filtre et un poste de livraison aux lieux dits «La Voyette
de Cilly» et «La mort Bonhomme», parcelles cadastrales ZD n°46 et
ZC n°12 sur le territoire de la commune de PRISCES. Ces demandes
sont déposées par la SA Société Nationale d’Electricité et de Thermique
(SNET), dont le siège social est situé 2 rue Jacques Daguerre, 92565
RUEIL-MALMAISON cedex. 01 47 52 39 98»... La responsable du projet
de Burelles est Mme Geneviève DELECOUR.
J’aurais voulu que vous puissiez voir les
images reconstituant l’impact sur le paysage, mais on
dirait que la plupart des acteurs de l’éolien rechignent à communiquer...
Je n’ai pas eu de réponse positive à mes demandes d’images. Ces
images existent pourtant, et sont publiées sur le document de l’enquête
publique déposé dans les mairies de Burelles et de Prisces. Vous
pouvez donc aller les voir.
http://www.snet-electricite.fr/
... Monsieur Michel JORDA, a été désigné comme commissaire enquêteur
; en cette qualité, il siègera pour recevoir les observations du
public. A l’issue de l’enquête, toute personne intéressée pourra
prendre connaissance, à la Préfecture et dans les mairies de Burelles
et de Prisces, du mémoire en réponse de la société SNET ainsi que
du rapport et des conclusions motivées du commissaire enquêteur.
Le résultat de cette enquête, et l’avis qui en découlera, sera prépondérant
dans l’accord ou le refus du permis de construire
Pour Burelles et Prisces, les terrains sont privés. Les baux sont
faits pour 30 ans, pour des parcelles de 600 m², et des loyers de
3050 Euros par MW, soit 6100 Euros par an et par éolienne. Celles-ci
ont des mats de 80m, des pales de 45m de rayon, soit une hauteur
totale de 135m, pour des puissances annoncées de 2 MW.
M. Yverneau, Maire de la commune de Burelles, n’a pas souhaité communiquer
sur le sujet, et n’a pas souhaité évoquer le montant de la Taxe
Professionnelle espérée. Sa commune est inclue dans une communauté
de commune qui n’a pas opté pour la TPU
Que
font les communautés de communes ?
Au pays des trois rivières, la communauté de commune n’est actuellement
pas porteuse de projet. Elle ne possède d’ailleurs pas les compétences
à gérer de tels projets.Souhaitant anticiper et être prête pour
le jour où un projet naîtrait, elle a lancé une pré-étude de faisabilité.
On peut donc imaginer qu’une motivation naîtrait alors chez les
uns ou les autres, et qu’un projet pourrait alors voir le jour.
Dans la Thiérache du centre, aussi, la communauté de commune n’est
actuellement pas porteuse de projet. Elle ne possède d’ailleurs
pas les compétences à gérer de tels dossiers. Des initiative existent
dans certaines communes, comme à Burelles. Dans la communauté de
communes de Guise, les compétences restent également aux communes,
qui ont ,ou ont eu des projets. Certains de ceux-ci se sont heurtés
aux contraintes établies pour la charte départementale. La communauté
de communes du pays de la Serre, s’est dotée de la TPU, et en conséquences,
la manne financière espérée dans le cadre de l’installation de ces
éoliennes retombera sur l’ensemble des populations des communes
concernées par cette communauté de communes. D’autre part, son Président
et ses membres se sont particulièrement engagés dans la concrétisation
des projets. Si actuellement les deux permis de construire obtenus
font l’objet d’un recours au tribunal administratif, on peut penser
que l’un des projets n’aboutirait pas (à cause d’une co-visibilité
avec le plateau de Laon, lequel a fait une demande de classement
comme patrimoine de l’UNESCO), et que l’autre sera confirmé. Cependant,
cette communauté de commubnes n’en reste pas là pour l’avenir. Une
Zone de Développement Eolien pourrait voir le jour, avec un projet
de 60 implantations. Il s’agit aussi pour cette communauté de commune
de considérer véritrablement le vent comme une ressource naturelle,
et de l’exploitaer, au bénéfice de tous, et en particulier des habitants
de cette communauté de commune, qui pourrait avoir des ressources
supplémentaires d’un minimum de deux millions sept cent mille Euros
!
En
guise de conclusion...
La Thiérache, et le Nord-Est du département de l’Aisne, sont des
régions assez pourvues en vents pour que l’installation d’éoliennes
soit possible. Ces éoliennes vont permettre de produire un peu plus
d’électricité d’origine renouvelable et propre, ce qui permettra
d’épargner la production de gaz à éffét de serre néfaste à l’avenir
de la planète. La plupart du temps, il s’agit d’initiatives privées,
rentables financièrement, grâce au prix d’achat imposé à EDF, de
l’électricité produite. En matière de développement local, il n’y
aura pas ou prou de création d’emplois, sauf peut-être pendant la
constructuion des installations, à la condition que des entreprises
locales soient choisies. Rarement, 1 poste par parc éolien sera
créé pour la maintenance. Cette maintenance étant la plupart du
temps effectuée par une société spécialisée, et ne demandant par
parc éolien que peu de temps d’intervention (de l’ordre de 1 journée
par mois). En matière de taxe professionnelle, le peu de communautés
de communes qui ont opté pour la TPU et qui se sont donné les compétences
fait que seules quelques communes seront concernées. Les chiffres
ne sont pas encore connus, mais ils risquent d’être moins importants
que ceux qui circulent, car il faut aussi prendre en compte les
décotes et autres exonérations consenties pour obtenir les bonnes
grâces des investisseurs qui viennent s’installer. A Clastres, le
seul parc «concret» dans l’Aisne, on parle sans pouvoir confirmer
le chiffre, de 30 000 Euros par an, pour 4 éoliennes, alors que
l’on annonçait encore, il y a quelques temps, plus du double. A
noter cependant que le CCas d’un tout petit village va certainement
voir son budget augmenter fortement, puisque ce CCAS est propriétaire
de trois terrains, et qu’ une éolienne sera bientôt implantée sur
chacun d’eux. Le seul projet d’envergure est situé dans la communauté
de communes de la Serre. Faute d’avoir opté pour la TPU, faute d’avoir,
par l’intermédiaire des communautés de communes géré, voiré provoqué
ces projets, la collectivité des habitants n’aura que peu de retombées
à son profit, puisqu’une infime partie de la taxe Professionnelle,
n’arrive à la communuté (de communes...). On risque seulement de
voir naître quelques toutes petites communes... très riches ! La
location par leurs propriétaires des terrains pour les implantations
(2000 Euros par MW installé et par an), soit environ 5500 Euros
par an pour une petite surface immobilisée représente un pactole,
beaucoup plus important, lui, pour les «chanceux propriétaires».
Par contre, nous pourrons être fiers d’avoir agi dans l’intérêt
de l’environnement naturel futur de nos enfants.
JMG
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