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 | Paul Codos, pilote-aviateur Thiérachien, recordman du monde. Seconde partie |  |
Ecrit par terascia le Tuesday 24 August à 17 h 19
Contribution de terascia
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Paul Codos...
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...pilote-aviateur
Thiérachien, recordman du monde.
" Je ne me sens pas précisément
l'âme d'une jeune fille qui fait ses débuts
dans le monde, mais un premier raid, pour un pilote,
c'est un peu la griserie d'un premier bal"
s'exclame Paul Codos à l'aube de se lancer
dans l'aventure.
Seconde partie
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©
Jean-Paul Arnoul
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De
l'Indochine, il en rêve !
- Que dirais-tu d'un voyage en Indochine ?
Question pertinente posée par Dieudonné
Costes à Paul Codos qui se fige à cette
idée. Il n'ose croire à la chance, lui qui,
secrètement, caressait le rêve d'un Paris-Saïgon-Tokio
avec un bimoteur Blériot dont le projet était
tombé à l'eau. L'aviation Civile ne souhaitait
pas porter le chapeau !
Le 19 février 1929, à 17 h 40, malgré
une météo incertaine avec un Breguet 14
biplan, moteur Hispano-Suiza de 550 CV, baptisé
"Dragon d'Annam" Costes, Codos, second pilote
et Bellonte, mécanicien décollent du Bourget
pour un Paris-Hanoï. Selon Costes, ils mettront trois
jours et demi pour atteindre l'Indochine.
A 500 mètres d'altitude, le moteur du "Dragon
d'Annam" tousse, l'hélice s'arrête.
Costes qui en vu d'autres, décide de se poser.
A l'approche de la terre ferme, le "Dragon d'Annam"
heurte un pylône. Il s'écrase le long du
terre-plein de la ligne ferroviaire Paris-Strasbourg,
à quelques kilomètres de Bondy.
Costes et Bellonte s'en sortent avec quelques contusions.
Paul Codos est coincé dans l'amas de ferrailles.
Il souffre d'une foulure à une cheville, de déchirures
musculaires et de douleurs dorsales. Le rêve de
son premier bal s'envole. Ce sera deux mois d'hôpital
!
Le 15 décembre 1929, Codos et Costes décident
qu'en janvier-février 1930 avec un Breguet-Bidon,
baptisé le "Point d'interrogation" dit
le "Rouge" par sa couleur, moteur Hispano-Suiza
de 600 CV, qu'ils s'attaqueront, aux records de vitesse
en circuit fermé Narbonne-Nîmes. Chose dite
! Ils voleront 23 heures et 22 minutes, couvrant 8029
kilomètres.
La France est détentrice du plus grand trophée
aérien. Les deux noms s'inscrivent au tableau des
palmarès internationaux. Ils clouent au pilori,
les Allemands et les Italiens : Ferrarin et Del Prete
qui, précédemment, avaient parcouru 7666
kilomètres. |
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Crash
du Dragon d'Annam près de Bondy |
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L'Atlantique
Nord lui échappe !
Le 23 juillet 1930, avec le "Point d'interrogation",
Codos est pressenti à un grand raid au-dessus
de l'océan Atlantique en direction de New York.
A la veille du départ, il est écarté…
Dans le calcul de poids, un second pilote n'est pas
prévu. Codos est déçu. L'équipage
reste formé de Dieudonné Costes et de
Maurice Bellonte, radio navigant. Costes, calculateur,
prévoit un trajet de 6310 kilomètres à
effectuer en 36 heures.
Les conditions météorologiques ne sont
pas au beau fixe. Qu'importe ! Le départ est
prévu du Bourget pour le 1er septembre. Après
37 heures et 17 minutes de vol, les roues du "Point
d'interrogation" se posent sur le terrain américain
de Curtiss Field. Le raid est homologué. La bataille
de l'Atlantique est gagnée.
Le 4 février 1931, Codos est nommé chef
pilote adjoint à Air-Union. Deux ans plus tard,
la Compagnie fusionne avec Air France. Elle inaugure
les lignes Paris-Rome et Paris-Madrid. Paul Codos fait
partie du voyage. Ô ! Ce n'est pas la panacée.
Son rêve est invariablement celui d'effectuer
des raids et de records.
En juillet 1931, Costes étant appelé à
d'autres tâches, confie le "Point d'interrogation"
à Codos. Le 11 septembre 1931, le "Point
d'interrogation" est fin prêt. Paul Codos
s'attaque au Paris-New York avec Henri Robida, navigateur.
Codos et Robida devancent en 37 heures de vol, Costes
et Bellonte. Ils remportent le record du monde de longue
durée d'un seul coup d'aile, sans escale
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Le
Breguet "Point d'interrogation"
Photo © Roger Monnier
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L'Orient, une autre aventure !
Ah ! L'orient. Une aventure qui donne le vertige ! Paul
Codos s'aligne sur l'une des pistes du Bourget. Il n'est
pas seul en lice. Des pilotes aguerris tel que Joseph-Le-Brix,
Doret et Mesmin sur un Dewoitine baptisé le "Trait
d'union" ont la même ambition. Dès le
décollage, le "Point d'interrogation"
tient ses promesses, il est régulier dans l'altitude
voire une vitesse supérieure sur ses concurrents.
Calme plat, enfin presque jusqu'au-dessus de la Ruhr.
Codos franchit la frontière allemande lorsqu'il
entend des bruits suspects sous le capot. Il constate
une baisse de régime. L'altimètre fait son
boulot. Il indique que l'avion est en train de s'enfoncer.
Ceci ne présage rien de bon. Codos vidange les
réservoirs. Il faut sauver l'appareil. Une terre
cultivable, près de Düsseldorf, fera l'affaire.
Codos a la rage et Robida… les larmes. Tant d'efforts
anéantis en quelques minutes. |
Une
fois à terre, Codos apprend que le "Trait
d'union" s'est abattu sur les monts Oural. Doret
avait donné l'ordre de sauter en parachute. Il
est seul à y parvenir. Le "Trait d'union"
emporte Joseph-Le-Brix et Mesmin. Une autre nouvelle parvient
aux oreilles de Codos. Le "Point d'interrogation"
serait mis à la retraite. Adieu, les amis. Adieu,
"le Rouge?"
Le 4 janvier 1932, Codos et Robida récidivent.
Avec un Breguet 330, équipé d'un moteur
Hispano-Suiza de 650 CV, ils se posent le 11 du mois à
Hanoï. Le 23 janvier, au retour, ils ont battu le
record Indochine-France qui était détenu
par Costes et Bellonte. Dieudonné Costes, beau
joueur, salue cette performance. Paul Codos est épuisé,
il est admis pour un séjour à l'hôpital.
Ce n'est que le 10ième. |
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La
glorieuse épopée de deux hommes
Le 4 août 1933, l'Atlantique Nord lui tend les
bras. Le monomoteur Blériot, moteur Hispano-Suiza
de 500 CV, baptisé le "Joseph-Le-Brix"
est transporté en pièces détachées
jusqu'à New York, à bord du bateau "Champlain".
Le 5 août, les mécaniciens font fort, le
"Joseph-le-Brix" est remonté. Maurice
Rossi et Paul Codos décollent vers 6 heures du
matin de l'aéroport de Floyd-Bennet sous le regard
de la statue de la Liberté. Les Yankees sont
éberlués : "Des Français entreprennent
le vol le plus ambitieux qui n'ait jamais été
réalisés."
Le 6 août, à 22 heures 20, s'effectue le
passage au-dessus du Bourget. La première partie
est bouclée, soit 5800 kilomètres en 33
heures et 40 minutes. Sur le tarmac, Mmes Codos et Rossi,
ont forte émotion. Paul Codos déclare
: "Des moments intenses. Le premier acte du voyage
était joué et gagné. Au-dessous
de nos ailes, les êtres que nous chérissons
le plus étaient là, nous faisant des signaux.
Depuis de longues semaines, nous étions séparés.
Nous aurions voulu les étreindre, mais dans les
records de ce genre, les escales pour s'embrasser sont
interdites. C'est cruel." Juste quelques mots griffonnés
sur un bout de papier jetés hors de la carlingue
pour les femmes.
Le second acte pose problème. Au-dessus de Munich,
un message radio d'un éventuel échec est
transmis : "Sommes démoralisés, venons
de constater fuite d'essence et consommation anormale.
Pensons battre quand même record. Nous avons carburant
jusque Bagdad, mais demandons escorte à Alep.
Faites-nous contrôler par Vienne et Rhodes."
Quelques heures plus tard, le ministre de l'Air annonce
que Codos et Rossi sont passés au-dessus de l'Ile
de Rhodes avec des nouvelles rassurantes. Le précédent
record détenu par Boardman et Polando est déjà
battu.
Après 55 heures et 30 minutes de vol et couvert
9104 km 700, l'avion se pose à Rayak (Syrie)
à 80 kilomètres de Damas. Victoire ! Le
record du monde de distance New York-Rayak sans escale
est battu. Codos s'esclaffe : "Vive les Ailes Françaises,
vive la Syrie, vive la France !" Et cette pensée
: "Un raid n'est fait que d'audace, de ténacité
et d'un zeste d'inconscience."
Il n'est pas satisfait, pas plus que Rossi, d'ailleurs.
Ils visaient plus loin. La meute des reporters-photographes
se presse autour de nos héros.
Paul Codos n'en démord pas : "C'est
navrant. Avec cet appareil, ce moteur, sans le mauvais
temps, nous aurions pu dépasser les 10.000 kilomètres."
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© Jacky Billard |
5
août 1933
NEW YORK-RAYAK
ROSSI-CODOS
Le sort en est jeté! Le 5 août
1933, nos deux aviateurs dépassent les exploits
d'Icare. Ils franchissent océans et continents
à la conquête de nouveaux exploits.
Ils se posent le 7 août à RAYAK (Syrie).
Le record du monde de distance en ligne droite est
battu (9104 km) en 55 heures de vol à la
vitesse moyenne de 164 Km/h. |
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Accueilli
en héros
Le dimanche 29 octobre 1933, la ville d'Hirson rend
un hommage solennel à l'enfant du pays. Les rues
se pavoisent. L'as du manche à balai est "cueilli"
au domicile de sa soeur. A bord d'une berline précédée
de l'Harmonie municipale, des délégations
patriotiques et associatives, notre héros, sa
mère, son épouse et sa soeur Thérèse
sont acclamés par les Hirsonnais sous des : "Vive
Codos." C'est du délire.
M. Emile Villemant, premier magistrat de la ville d'Hirson,
l'accueille à l'Hôtel de Ville en ces termes
: "Je vous reçois en toute simplicité,
vous êtes, ici, chez vous." Paul
Codos est porté en triomphe jusqu'à la
salle d'Aumale où, il reçoit les honneurs
du Docteur Jules Gobert, Maire-adjoint qui estime :
"Paul Codos devient un modèle de courage,
de ténacité, d'audace et de fermeté.
C'est parce qu'il avait été élevé
par une mère française, une maman auprès
de laquelle il a appris ce qu'était le courage
et la volonté, l'abnégation et la foi
dans l'avenir."
La population hirsonnaise acclame, sans discontinuer,
notre héros local sous des cris de "Vive
Codos". Toute la famille est émue.
Les femmes reçoivent une gerbe de fleurs. L'Harmonie
municipale joue La Marseillaise. Paul Codos balbutie
quelques mots de remerciements aux Hirsonnais, à
ses proches qui l'ont soutenu dans les épreuves
et il a une pensée pour son compagnon, Maurice
Rossi.
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Le
ciel n'attend pas !
Les honneurs c'est une chose, pilote c'est tout autre.
Le 27 mai 1934, Codos et Rossi avec le "Joseph-Le-Brix"
tentent une nouvelle tentative. Cette fois d'Ouest en
Est, Paris-New York-San Francisco. L'objectif est de
battre leur propre record d'Est en Ouest.
En vol, un message radio parvient du Général
Denain, Ministre de l'Air :"Au moment où
vous survolez terre américaine, heureux vous
annoncer Rossi promu Capitaine et Codos, nommé
Commandeur Légion d'Honneur. La France que vous
servez héroïquement vous est reconnaissante.
Félicitations affectueuses."
Pour nos deux pilotes, les conditions de vol ne sont
pourtant pas au rendez-vous. Codos, la mort dans l'âme,
est contraint de poser son avion à Floyd Bennett
après 38 heures de vol ayant couvert 5809 kilomètres
à la vitesse de 151 kilomètres à
l'heure. Les honneurs ! Codos et Rossi sont reçus
à la "Maison blanche" par Franklin
Roosevelt qui ne se doute guère que la mission,
initialement fixée par les pilotes, n'est pas
parvenue à son terme. Pour nos virtuoses de l'hélice,
c'est un échec. Pourquoi ? Au décollage,
l'hélice a accroché une branche d'arbres.
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Invitation
des Hirsonnais
Le 23 septembre 1934, Paul Codos ayant d'autres obligations
déclinera l'invitation de l'Union Vélocipédique
Hirsonnaise pour la course Paris-Hirson dont le départ
est fixé du Bourget.
Le 22 décembre 1935, de retour sur les terres thiérachiennes,
il est l'invité d'honneur d'Henri Sohier, Président
de la Fraternelle des Poilus d'Hirson pour une "causerie"
au profit des Œuvres. Elle sera suivie d'une audition
par l'Harmonie municipale conduite par Jean Leclabart,
son Président. 1935, une année charnière.
Sauf erreur, nous n'entendons plus guère parler
de notre pilote-aviateur sur la région hirsonnaise…
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©
Jean-Marie Gérard |
5
août 1933
NEW YORK-RAYAK
Paul CODOS recordman du monde de distance en ligne droite.
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Missions
"Atlantique"
Le 16 février 1936, Codos-Rossi se lancent sur
un Paris-Santiago. Une fois dans les airs un navrant constat,
le fuselage du "Joseph-Le-Brix" est couvert
d'huile moteur. Codos, vaincu par les éléments
? Au-dessus de l'océan Atlantique, il fait demi-tour
et il pose l'avion sur le terrain de Porto-Praïa
[Iles du Cap-Vert].
Philosophe notre héros, il estime : "Il
ne faut jamais abandonner sur une impression mais seulement
devant l'évidence de l'impossible."
Le 13 avril 1936, Codos est nommé chef pilote à
Air France. La Compagnie qui n'apprécie guère
la concurrence étrangère charge Codos de
conduire sur les Iles des Acores, M. Louis Castes, adjoint
de M. Couhé, administrateur, directeur général
d'Air France Transatlantique. Il est question de découvrir
un terrain d'escales pour une ligne France-Amérique
du nord. Les négociations traînent en longueur.
Les Américains ont le dernier mot et ils installent
"leur base" à Lagens. Une belle occasion
ratée par la France.
Le 20 août 1937, Codos ne désarme toujours
pas. Avec Maurice Arnoux, second pilote et Louis Agnus,
radio-mécanicien à bord d'un Breguet "Fulgur"
baptisé "Raoul Ribière", il s'impose
en tête de la course de vitesse Istres-Damas-Paris.
Le compteur affiche 6190 kilomètres à une
moyenne horaire de 308 kilomètres à l'heure.
Dans la foulée, avec Laurent Guerrero, second pilote
et Salvat, navigateur, Codos effectue avec un Farman 2220,
sa première traversée de l'Atlantique Sud.
Il bat le record de vitesse des traversées aller-retour
Dakar-Natal en défiant le "Pot au Noir"
qui ne s'était pas privé à secouer
l'équipage. Ce nouveau record distance de 3 heures
les avions "Centaure" et de 6 heures, les hydravions
"Latécoère 300" dont un est baptisé
la "Croix-du-Sud". L'hydravion avec lequel,
le 7 décembre 1936, Jean Mermoz disparaissait.
Du 20 au 22 novembre 1937, sur Farman 2240 baptisé
le "Laurent Guerrero" du nom d'un pilote disparu
deux mois auparavant, Paul Codos, Marcel Reine, qualifié
par Codos de Joyeux pilote, Léo Guimé, radio
et Edmond Vautier, mécanicien effectue sous un
ciel plombé la liaison Paris-Buenos Aires en 58
heures et 40 minutes. Le Ministre des affaires étrangères
en Argentine tout en rendant un hommage à l'équipage,
observe : "Il faut s'attendre à une
lutte âpre entre les Nations européennes
pour la maîtrise de l'Atlantique Sud."
Il se prépare une guerre mondiale. Ce n'est plus
celle des tranchées mais celle de la conquête
de l'espace aérien. |
| Record
de vitesse des traversées aller-retour |

©
Jean-Marie Gérard |
Derniers
vols ?
Le 1er avril 1938, Paul Codos est nommé Inspecteur
général d'Air France, chef de Services Aériens
Transatlantiques. Il devient le concepteur des cabines
étanches pour les vols à haute altitude.
Il est un rampant.
La seconde guerre mondiale est déclarée,
la mobilisation des français s'organise. Paul Codos
attend. Ô ! Pas longtemps. Un soir d'octobre 1939,
il est convoqué par l'Amirauté. L'Etat Major
est sur les dents. Le Capitaine Codos est désigné
pour une mission de guerre. Il prend les commandes d'un
Farman stratosphérique baptisé le "Flammarion".
A ses côtés, Henri Guillaumet, second pilote
; Comet, navigateur ; Néri, radio ; Cavaillès,
mécanicien et le commandant Daillière qui
se joint à l'équipage. Il s'agit d'une reconnaissance
au-dessus de l'Atlantique Sud. Les cuirassés de
poche allemands "Graf Spee" et "Von Scheer"
mettent à mal la marine marchande. Un pétrolier
est signalé coulé au large de Natal.
Le 25 mai 1940, Paul Codos est intégré pour
trois mois chez Air France dans une affectation spéciale
[Mission Jules Verne]. Avec l'hydravion le "Ville-de-Saint-Pierre",
Paul Codos, Jean Dabry, Fernand Rouchon, Lucien Regnier,
Chapaton, Coustaline et Mari donnent dans l'humanitaire.
Ils ont l'ordre d'approvisionner depuis Marseille, les
aviateurs français isolés à Djibouti
et Madagascar. Nos militaires manquent cruellement de
denrées alimentaires, d'appareillages médicaux
et de produits médicamenteux.
Tout a une fin, le 3 juillet 1940 Paul Codos est démobilisé.
Le 8 août 1950, conformément au Journal Officiel,
le capitaine Paul Codos est rayé des cadres. Il
se retranche au 5 Villa Montcalm, Paris 18ème.
Il n'est pas fiché dans le "bottin mondain".
Notre Thiérachien totalise sur toute sa carrière
de pilote-aviateur : 7598 heures 48 minutes en vol dont
135 durant la guerre 14-18 et 75 h 39 minutes lors du
second conflit.
En octobre 1943, il rentre dans la résistance dans
le réseau B.C.R.A comme agent de renseignements.
Il est arrêté par la gestapo. Rapidement
libéré, il rejoint l'Armée de libération.
En janvier 1952, la retraite civile sonne à sa
porte, il en profite huit ans et c'est le repos éternel.
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Mai
1934
Paul CODOS est félicité par Franklin ROOSEVELT
- A gauche: Maurice ROSSI.
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Bréguet
470 "Fulgur"
Photo
© Jacques Moulin |
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Flammarion
Guillaumet-Codos
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| Accueil
de Paul CODOS par la foule |
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D'Iviers
à Marignane
Le 7 juillet 1974, les Viérois se souviennent
de l'enfant du pays. Au pied de sa maison natale, une
stèle est érigée à sa mémoire.
M. Quaneaux, maire à l'époque, entouré
de personnalités et de Mme veuve Paul Codos,
rappelle les exploits de ce pilote aventurier : "Paul
Codos inaugure les voyages de nuit sur la ligne Paris-Londres.
Chaque voyage est une lutte incessante contre les éléments.
C'est chaque fois l'école quotidienne du courage,
de l'endurance, de l'audace et de l'habileté.
Ainsi, Paul Codos devient un de nos meilleur pilote
de ligne (...) Puisse ce modeste monument le rappeler
à tout jamais et témoigner notre reconnaissance
au héros de l'épopée transatlantique".
A Marignane où il passe les années de
guerre, la municipalité décide, le 8 novembre
1976, qu'une place sera baptisée au nom de Paul
Codos. Le 12 février 1977, l'inauguration officielle
se déroulera en présence de nombreuses
personnalités, d'anciens d'Air France, de la
musique de la 4ième Région aérienne,
des deux rescapés du "Ville-de-Saint-Pierre"
Jean Dabry et Mari, de Mme Marie-Louise Codos, sa veuve.
La presse s'en mêle et quel éloge !
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Hirsonnais
de cœur !
Rappelons que sur sa fiche à la mairie d'Hirson,
Paul Codos est inscrit jusqu'en 1946, résidant
à Hirson. A-t-il eu les mêmes honneurs qu'à
Iviers et à Marignane ? Parallèle à
la rue Devouge, au Plain, une allée en cul de sac
est baptisée : Codos. Face au cimetière,
proche du "Champ Roland", à coté
de celle de Guynemer, natif de Bouy [Marne] une barre
d'appartements des années 60 affichait également
son nom. Les deux immeubles ont fait leur temps. Un nouveau
quartier sortira prochainement de terre qui, selon la
presse : "Revêtira un tout autre visage
en retrouvant son ambiance d'antan." Le souvenir
de Paul Codos servira-t-il d'exemple et conservera-t-il
sa place ? Depuis 1940, Jean Mermoz n'a-t-il pas la sienne,
en haut de la rue Charles de Gaulle ? |
Vos
records ne sont pas à mettre à gloriole
personnelle. Les titres, les distinctions, les mondanités,
vous n'en aviez que faire. Vous préfériez,
avec vos compagnons, braver la fatigue, le froid, le sommeil,
les tempêtes. Les historiens vous ont oublié.
Adieu, M. Codos, pionnier de l'aéronautique au
service de la France qui, le 30 Janvier 1960, atteint
d'un cancer, vous quittiez cette terre pour d'autres cieux.
Vous n'êtes pas parvenu à tomber dans les
flots. Ce qui n'est pas glorieux !
Par
Jacky Billard et Jean-Marie Gérard.
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et autres engins volants fabriqués en France. www.aviafrance.com
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