|
|
Annoncez vous sur Terascia.com, profitez de notre audience pour développer la votre.
cliquez ici
|
|
|   |
Ecrit par terascia le Saturday 17 February à 14 h 18
Contribution de terascia
 |
Abbayes
et Collégiales
|
 |
|
|
|
Le clocher
imposant pour les collégiales rythme la journée
de travail et de prière. Les églises canoniales
et monastiques sont conçues avant tout pour
la communauté, elles laissent parfois un périmètre
cloisonné pour les laïcs appelé la nef comme
dans la collégiale d'Avesnes
sur Helpe ou une église paroissiale plus modeste
se trouve non loin comme à Liessies
|
|
|
Le terme de
moine vient du grec monos, seul, car à l'origine les
moines étaient plutôt des ermites. Peu à peu ils s'engagent
dans une vie commune ou cénobitique (le coenobium est
le lieu où s'exerce cette vie commune). Le terme de
moine est plus communément employé aujourd'hui que le
terme cénobite. Cette vie en communauté s'accomplit
dans un même lieu qui est l'abbaye. Les moines et les
moniales obéissent à la règle de Saint Benoît (VI e
), c'est pourquoi on les appelle les bénédictins/nes.
Au cours des siècles des réformes auront lieu ce qui
donnera d'autres appellations : les olivétains de Monte-Oliveto
en Italie au XIV e , les cisterciens de Citeaux en Bourgogne
aux XI et XII e, les trappistes de Trappe dans l'ouest
de la France au XVII e . La règle première peut être
résumée par " les trois vœux " qui sont : la pauvreté,
l'obéissance à un supérieur abbé ou père et la chasteté.
La vie commune des moines et moniales s'organisent autour
d'un cloître. L'abbaye possède également un lieu de
prière, une infirmerie, un cimetière, une bibliothèque,
la salle du chapitre… C'est dans la salle du chapitre
que se réunissent quotidiennement les religieux afin
de prendre les décisions, les réunions commencent par
la lecture d'un chapitre de la règle, cela explique
le nom donné à cette salle. La vie en abbaye se fait
dans l'autonomie.
Chanoines et collégiales
Le mot chanoine vient du grec canon qui signifie règle.
Les chanoines et les chanoinesses ont une vie en commun,
la prière s'effectue en communauté mais comme ils sont
prêtres ou au moins clercs ils occupent également des
fonctions pastorales (sacrements, services des paroisses
etc.). Les chanoines vont petit à petit abandonner la
vie commune et vont posséder des biens propres, seule
la prière sera exercée en groupe " collégialement "
dans des églises appelées " collégiales ".
|
Le clocher
imposant pour les collégiales rythme la journée de travail
et de prière. Les églises canoniales et monastiques
sont conçues avant tout pour la communauté, elles laissent
parfois un périmètre cloisonné pour les laïcs appelé
la nef comme dans la collégiale d'Avesnes
sur Helpe ou une église paroissiale plus modeste se
trouve non loin comme à Liessies
Le terme de moine vient du grec monos, seul, car à l'origine
les moines étaient plutôt des ermites. Peu à peu ils
s'engagent dans une vie commune ou cénobitique (le coenobium
est le lieu où s'exerce cette vie commune). Le terme
de moine est plus communément employé aujourd'hui que
le terme cénobite. Cette vie en communauté s'accomplit
dans un même lieu qui est l'abbaye. Les moines et les
moniales obéissent à la règle de Saint Benoît (VI e
), c'est pourquoi on les appelle les bénédictins/nes.
Au cours des siècles des réformes auront lieu ce qui
donnera d'autres appellations : les olivétains de Monte-Oliveto
en Italie au XIV e , les cisterciens de Citeaux en Bourgogne
aux XI et XII e, les trappistes de Trappe dans l'ouest
de la France au XVII e . La règle première peut être
résumée par " les trois vœux " qui sont : la pauvreté,
l'obéissance à un supérieur abbé ou père et la chasteté.
La vie commune des moines et moniales s'organisent autour
d'un cloître. L'abbaye possède également un lieu de
prière, une infirmerie, un cimetière, une bibliothèque,
la salle du chapitre… C'est dans la salle du chapitre
que se réunissent quotidiennement les religieux afin
de prendre les décisions, les réunions commencent par
la lecture d'un chapitre de la règle, cela explique
le nom donné à cette salle. La vie en abbaye se fait
dans l'autonomie.
Chanoines et collégiales
Le mot chanoine vient du grec canon qui signifie règle.
Les chanoines et les chanoinesses ont une vie en commun,
la prière s'effectue en communauté mais comme ils sont
prêtres ou au moins clercs ils occupent également des
fonctions pastorales (sacrements, services des paroisses
etc.). Les chanoines vont petit à petit abandonner la
vie commune et vont posséder des biens propres, seule
la prière sera exercée en groupe " collégialement "
dans des églises appelées " collégiales ".
|

|
Comment
et de quoi vivaient les abbayes du VIIe au XVIIIe ?
Les abbayes vivaient essentiellement de l'agriculture,
d'élevage, elles possédaient des bois, des prés, des
champs, des moulins, des viviers… Un impôt sera inventé,
c'est la dîme du latin decima qui veut dire dixième.
En effet l'abbaye récoltera le 10° de la récolte sur
les produits de la terre et également sur les produits
du bétail. On trouve d'ailleurs une grange dîmière dans
les abbayes (celle de Maroilles est encore visible)
c'est là que l'on déposait les fruits de l'impôt. Cet
impôt deviendra de plus en plus impopulaire. Les abbayes
fixèrent des droits de seigneurie pour utiliser leur
four ou leur moulin, elles demandaient parfois un droit
de passage ou de circulation des marchandises. Il existait
les prébendes, revenus qui servaient à la subsistance
des chanoines et chanoinesses, les pitances étaient
des biens en nature du type plats ou vin octroyés par
les laïcs également pour les chanoines. Certaines abbayes
deviendront de véritables empires économiques thésaurisant
les biens et exposant sans vergogne leur richesse, ceci
explique la rancœur et l'animosité des seigneurs et
du peuple qui se manifestera après la révolution française
par une destruction massive.
|
|
Églises
et collégiales
Le clocher imposant pour les collégiales rythme la journée
de travail et de prière. Les églises canoniales et monastiques
sont conçues avant tout pour la communauté, elles laissent
parfois un périmètre cloisonné pour les laïcs appelé
la nef comme dans la collégiale d'Avesnes sur Helpe
ou une église paroissiale plus modeste se trouve non
loin comme à Liessies. Le chœur est situé à l'est et
approximativement en direction de Jérusalem. L'endroit
est réservé aux moines/chanoines c'est pourquoi il est
souvent séparé de la nef par un jubé. Le jubé est un
édifice transversal fait de bois ou de pierre, plus
ou moins travaillé, qui ferme le chœur du côté de la
nef. Son nom vient de la formule : jube, domine, benedicere
= veuille seigneur donner ta bénédiction. On trouve
dans le chœur les stalles. Ce sont des meubles de fonction
en bois où s'installent les religieux pour prier. Ces
stalles sont parfois remarquables. Le maître-autel s'élève
au fond du chœur il est très richement décoré. La sacristie
est le lieu où se range les vêtements liturgiques et
les objets de culte. S'y trouvaient également les précieuses
reliques abritées dans des " fiertes " (de ferretum
= objet métallique) ou châsses.
VII e , le temps des mérovingiens est une période d'effervescence
où de nombreuses abbayes s'installent sur le territoire.
Le temps des carolingiens va les affermir et les unir
autour d'une même règle, celle de Saint Benoît (VI e
). Le X e siècle sera source de décadence, il y aura
un certain relâchement dans la foi et dans l'ordre,
peu à peu les abbayes vont se dépeupler. L'année 919
voit une première réforme par Gérard de Brogne, un propriétaire
terrien devenu moine. En 940 c'est une seconde vague
irlandaise qui gagne nos contrées. Ces moines irlandais
sont formés à la règle de Saint Benoît, ils seront chargés
de réorganiser les abbayes comme à Saint Michel en Thiérache.
Le XI e est un siècle de ferveur retrouvée, de retour
à la vita apostolica : une vie austère, de pauvreté
et d'éloignement (1098 Cîteaux et l'ordre des cisterciens).
De nombreux seigneurs ont la volonté de faire revivre
les abbayes. Le XI e connaît la réforme de Saint Vanne
et un nouvel ordre canonial : l'ordre de Prémontré.
Le XIII verra l'essor de mouvements féminins. Le mouvement
des moniales est complexe, d'autant plus complexe que
les temps sont très largement misogynes. Au XIV e qui
connaît de nouvelles dégradations succèdent les XV e
et XVI e qui s'accompagnent de nouvelles réformes.
Quelles
sont les causes qui amènent ces périodes de "décadence"
?
En premier lieu les abbayes
ont un grand besoin d'argent et de biens pour fonctionner
et certaines en manquent. Les seigneurs et les princes
qui " protègent " les monastères (c'est l'avouerie comme
avoués) n'hésitent pas à faire des profits sur les biens
monastiques et vont jusqu'à revendiquer des droits sur
ces terres. Ainsi en 1332 les seigneurs d'Avesnes revendiquent
des terres des moines de Liessies. De plus malgré cette
" protection " les abbayes subissent les guerres avec
leur cortège de pillages et de violence.
Autre cause de " décadence " est la " commende ", c'est
à dire que se sont des laïcs ou des clercs qui sont
chargés de l'administration. Ces personnes sont nommées,
elles ne résident pas toujours sur place et reçoivent
des revenus. Liessies et Lobbes se voient imposer des
abbés étrangers au XIV e. La commende, les faits de
guerre et les difficultés financières déstabilisent
la vie commune et certains moines se constituent un
pécule sur les revenus de l'abbaye ou sur les revenus
de leur famille. Cela remettant en cause la règle de
pauvreté et transformant le moine en personne individualiste.
La réaction sera des réformes régulières au cours des
siècles. Ces réformes seront menées par des personnages
forts, citons l'exemple de Louis de Blois (1506-1566)
ce jeune abbé de 24 ans sera nommé à la tête de l'abbaye
de Liessies en 1530, il aura la lourde tâche de revenir
à la règle de Saint Benoît, son " œuvre " perdurera
jusqu'à la révolution française. Le XVIII e verra se
multiplier les problèmes d'ordre politique et administratif
qui mèneront à la confiscation des biens puis à la destructions
des abbayes en 1790 pour la France et en 1796 pour la
Belgique. On peut parler d'un renouveau au XIX e sans
commune mesure cependant avec l'ère mérovingienne. Un
prieuré s'installe à Scourmont (pays de Chimay-Belgique)
en 1850 qui devient abbaye en 1871, ces moines appartiennent
à la branche des trappistes. L'abbaye est porteuse d'un
projet économique : la brasserie et le fromage, dont
bénéficie toute la région. A Moustier en Fagne une communauté
bénédictine de la branche olivétaine s'est installée
en 1968 dans l'ancien prieuré.
A voir :
- L'Abbaye de Saint
Michel
- L'Abbaye de Scourmont
- L'Abbaye de Maroilles
- L'Abbaye de Liessies
- L'Abbaye de Bohéries
|
|
|
|
|
|
|
| |
©
2010 Terascia
RCS Valenciennes A 488 865 585
pour contacter Terascia: info@terascia.com
|